Égypte: à l’audience en Cour pénale, Morsi appelle à poursuivre la «révolution»

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Image diffusée par la télévision égyptienne du président destitué Mohamed Morsi, portant l'uniforme blanc des détenus, au Caire le 28 janvier 2014 (AFP)
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Image diffusée par la télévision égyptienne du président destitué Mohamed Morsi, portant l'uniforme blanc des détenus, au Caire le 28 janvier 2014 (AFP)
Image diffusée par la télévision égyptienne du président destitué Mohamed Morsi, portant l’uniforme blanc des détenus, au Caire le 28 janvier 2014 (AFP)

Alors que la Cour pénale du Caire ce samedi 22 février ajournait jusqu’à lundi son procès pour des évasions de prison et des attaques contre la police en 2011, le président islamiste déchu Mohamed Morsi, depuis la cage où il est enfermée pendant les audiences, appelait ses partisans à poursuivre la révolution.

Par ailleurs, les avocats de la défense ont demandé la cage insonorisée dans laquelle se trouvent les accusés pendant les audiences de la cour et qui les empêche de communiquer avec leurs avocats ou le tribunal soit retirée.

La Cour ayant rejeté leur demande, les avocats ont demandé qu’un expert de la langue des signes soit affecté par le tribunal pour travailler avec les accusés, afin de leur permettre de communiquer .

Quand cette cette demande a été à son tour refusée, les avocats de la défense ont demandé au tribunal de se récuser.

Tout cela n’a pas empêché le président déchu de lancer derrière les barreaux du box des accusés. «La révolution du peuple ne s’arrêtera pas, continuez votre révolution pacifique».

Les Frères musulmans, confrérie dont est issu le président islamiste déchu et qui a été désigné «organisation terroriste» en décembre 2013, continuent à manifester chaque semaine, même si la mobilisation faiblit après une violente campagne de répression qui a fait plus de 1.400 morts depuis la destitution de Mohamed Morsi par l’armée le 3 juillet 2013.

Morsi et 130 co-accusés sont accusés de «la réalisation d’un complot visant à renverser l’État égyptien et de ses institutions».

Les accusations sont liées à l’évasion de détenus, y compris certains hauts responsables des Frères musulmans tels que Morsi , de la prison de Wadi El- Natroun pendant les premiers jours de la révolution de 2011 .

Morsi et ses co-accusés sont accusés, notamment, d’avoir incendié la prison, de tentative de meurtre, du pillage des dépôts d’armes de la prison, et d’avoir permis l’évasion de prisonniers du «Hamas, du Hezbollah du Liban, des djihadistes, des Frères [musulmans] et autres criminels».

Les procureurs de l’accusation ont déclaré que plus de 800 combattants de Gaza ont infiltré l’Égypte pendant le soulèvement de 2011 et utilisé des lance-roquettes et des armes lourdes pour attaquer trois prisons, enlever quatre policiers et tuer plusieurs autres policiers et détenus.

Mohamed Morsi est également poursuivi dans trois autres affaires, dont incitation au meurtre de manifestants sous sa présidence et espionnage.