Afghanistan: à un mois du scrutin, le frère de Karzaï se retire de la course à la présidence

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Le frère du président afghan Hamid Karzaï, Qayum Karzaï, donne une conférence de presse à Kaboul le 6 mars 2014 (Wakil Kohsar/AFP)
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Le frère du président afghan Hamid Karzaï, Qayum Karzaï, donne une conférence de presse à Kaboul le 6 mars 2014 (Wakil Kohsar/AFP)
Le frère du président afghan Hamid Karzaï, Qayum Karzaï, donne une conférence de presse à Kaboul le 6 mars 2014 (Wakil Kohsar/AFP)

À un mois du scrutin, le frère du président afghan Hamid Karzaï, Qayum, a annoncé ce jeudi 6 mars son retrait de la course à la présidence et son ralliement à l’ancien ministre des Affaires étrangères Zalmaï Rassoul, le favori dans la course, rapporte l’AFP.

«J’annonce, avec mon équipe, mon soutien à M. Rassoul», a déclaré le frère de l’actuel président lors d’une conférence de presse au côté de Zalmaï Rassoul, considéré comme un proche du président sortant.

«Désormais, nos deux équipes se battront côte à côte pour la victoire», a lancé pour sa part Rassoul. «Si dieu le veut, et avec le soutien du peuple afghan, je suis sûr que nous allons gagner».

Ce retrait réduit à dix le nombre de prétendants à la succession du président Hamid Karzaï qui ne peut briguer un troisième mandat, la Conbstution le lui interdisant.

Frère aîné du chef actuel de l’État afghan, Qayum Karzaï, 66 ans, est originaire de Kandahar, berceau des talibans dans le sud du pays. Homme d’affaires avisé mais personnalité politique peu charismatique, il avait lancé sa campagne en revendiquant l’héritage politique de son frère.

Le soutien de Qayum Karzaï renforce la candidature de M. Rassoul, le candidat naturel du président Karzaï, même si ce dernier a indiqué qu’il resterait neutre tout au long de la campagne.

Parmi les autres favoris figurent Ashraf Ghani, un économiste réputé, et Abdullah Abdullah, une figure de l’opposition arrivée en deuxième position lors de la présidentielle de 2009.

La présidentielle aura lieu alors que l’Afghanistan traverse une période d’incertitudes à l’approche du retrait des quelque 50.000 soldats de l’Otan, d’ici à la fin de l’année, qui fait craindre une flambée de violences dans le pays.

Chassés du pouvoir en 2001, les rebelles islamistes sont les artisans d’une violente insurrection que douze ans d’intervention occidentale n’ont pas réussi à mater.

Désormais , les forces afghanes mais sous-équipées et minées par les problèmes d’organisation et de désertion, seront en première ligne face aux talibans.

Par ailleurs, l’annonce du ralliement de Qayum Karzaï à Zalmaï Rassoul intervient alors que cinq soldats afghans ont été tués dans la matinée par un tir fratricide de la force de l’Otan

Une porte-parole de l’Isaf a confirmé qu’au moins cinq soldats afghans avaient été «accidentellement tués» lors d’une opération de la coalition. zUne enquête est en cours pour déterminer les circonstances qui ont entraîné ce malheureux incident».

La mort des cinq soldats risque de tendre encore davantage les relations entre Kaboul et ses alliés de l’Otan, exaspérés par le refus du président Karzaï de signer le traité bilatéral de sécurité prévoyant le maintien de soldats américains en sol afghan après 2014.

*Avec AFP