Dassault aviation se dit prêt à construire nos Rafale au Canada

4
237
Les négociations restent délicates entre le groupe français Dassault et le gouvernement indien (Photo: Archives/Dassault Aviation)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Les négociations restent délicates entre le groupe français Dassault et le gouvernement indien (Photo: Archives/Dassault Aviation)
Dassault sort son joker et relance le jeu pour le remplacement de la flotte canadienne de CF-18 (Archives/Dassault Aviation)

Le Rafale serait en mesure de rivaliser avec le F-35 et Dassault aviation prêt à offrir encore plus de retombée économiques au Canada, selon ce qu’a indiqué le vice-président principal de Dassault aviation, Yves Robins, au cours d’une interview donnée à Radio-Canada.

Présent récemment à la Conférence sur la défense et la sécurité à Ottawa, Dassault aviation a présenté un nouveau visage à l’industrie canadienne, mais également aux décideurs politiques et aux militaires.

Ainsi, dans une brochure que 45eNord.ca s’est procuré, Dassault rappelle que les capacités du «Rafale pour le Canada» répondent et souvent dépassent, les exigences aériennes de six missions définies dans la Stratégie de Défense Le Canada d’Abord, et notamment en ce qui concerne les exigences dans le cadre du NORAD.

Le bi-moteur français, que l’on a pu voir en action en Afghanistan, en Libye ou plus récemment au Mali, serait bon pour effectuer tous les types de missions: reconnaissance et police aérienne, combats air-air, air-mer et air-sol, appui feu rapproché en pénétration à basse altitude et destruction des défenses aérienne de l’ennemi.

Plus d’un an après que le compteur soit reparti à zéro, Ottawa n’a toujours pas pris de décision sur le modèle d’avion de chasse désiré pour remplacer sa flotte actuelle de CF-18.

«Non seulement nous sommes prêts à transférer l’assemblage final de l’avion ici au Canada, mais nous sommes également prêts à associer l’industrie aéronautique canadienne à la production de certains éléments de cet avion», a déclaré Yves Robins à Radio-Canada.

Lockheed Martin, est particulièrement visé par Dassault, et rappelle que plus de 70 entreprises canadiennes participent déjà à sa conception et à sa construction, dont plusieurs se situent dans la grande région de Montréal. Le constructeur américain se garde toutefois un droit sur l’entretien et les propriétés intellectuelles de son appareil.

C’est pourquoi Dassault propose également de transférer au Canada tout l’entretien, la maintenance et la modernisation de l’avion, incluant les droits de propriétés intellectuelles et «tous les transferts de technologie pour lesquels nous avons l’autorisation du gouvernement français, sans aucune restriction», précise Yves Robins.

Le mois dernier, en réponse aux dérapages de ses projets d’acquisitions militaires, dont celui du F-35, le gouvernement fédéral annonçait une nouvelle stratégie d’approvisionnement et insistait sur la nécessité d’optimiser les retombées économiques des futurs achats.

Le groupe français Dassault, qui veut forcer le jeu, maintient que son avion multirôle répond aux attentes actuelles et à venir du Canada. «Nous pensons qu’il est indispensable d’ouvrir cette compétition de manière à ce que chacun des concurrents puisse faire la meilleure proposition, la plus compétitive et la plus avantageuse pour le Canada», estime Yves Robins.

Dernier avantage, et non des moindres, selon Dassault, avec tous les différents transferts, dont celle de la propriété intellectuelle, «le Canada pourrait même mettre au point une version authentiquement canadienne du Rafale». Un Rafale made in Canada?

4 COMMENTS

  1. J’allais dire qu’il faut des aéronefs qui conviennent au style canadien, c’est-à-dire nord américain et pour cela le F-35 lui irait surtout qu’il n’est pas moins performant que ses concurrents. Autrement, c’est l’Eurofighter qui conviendrait au Canada après quoi boucle le rafal qui fait trop français.

    Mais ça, c’est pour le style ou design. Le plus important se situant ailleurs, il s’agit plutôt du choix qui serait bénéfique pour le Canada et en terme de performance et en terme de développement future mais surtout, en matière de retombées économiques et financières. Pour se faire, le Rafal est le plus approprié.

    Bien qu’il n’aie heureusement pas le même passé colonial, impérialiste, de guerre ou des ambitions hégémoniques contemporaines, c’est quand aberrant qu’une grande puissance du G8 et de l’OTAN comme le Canada n’aie pas, à l’instar des autres, une industrie de guerre suffisamment capable de lui doter d’équipements, de capacité de dissuasion sans qu’il ne dépende des industries d’alliés.

    Le Canada a pourtant les spécialistes pouvant développer sur place des programmes, des technologies en vue d’équipements modernes de pointe (chars, aéronefs, navires et sous-marins, véhicules de combats, etc). Le Canada ne gagnerait-il pas à le faire en commençant à s’inspirer de la technologie et par la collaboration qu’est prête à offrir le raffale?

  2. tout dabord je vous invite a lire ce papier a l’adesse suivante: http://www.45enord.ca/2014/06/rafale-la-proposition-que-le-canada-ne-peut-refuser/#comment-13856 je ne vois pas en quoi le typhoon et surtout le mono réacteur F35 si mal né, conviendrais mieux au canada que le rafale, le rafale l’a dépassé dans chaque évaluation des pays potentiellements acheteur, mais on sait que les résultats techniques n’interviennent que peu lors des décisions finales, la politique et ses influences finalisent les projets. Au grand dam des pilotes qui préferèrent  » TOUS » le « trop français » rafale. Au contraire le F35 est moins performant que ses concurrents, dans tous les domaines puisqu’il n’existe pas encore réellement, j’entend par là qu’il n’est pas terminé loin s’en faut. Mais pourquoi le typhoon dont le seul point vraiment positif est celui d’intercepteur au détriment de nombres d’autres possibilités offertes par le rafale ?

Comments are closed.