RDC: près de 80% du territoire à nouveau sous le contrôle de l’État

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La MONUSCO en alerte après une semaine très sombre pour la RDC (ONU)
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La MONUSCO en alerte après une semaine très sombre pour la RDC (ONU)
La MONUSCO en alerte après une semaine très sombre pour la RDC (Archives/ONU)

C’est quasiment les 4/5 du territoire de la République démocratique du Congo qui sont désormais sous l’autorité unique de l’État, selon ce qu’a annoncé mercredi le chef adjoint de la mission de l’ONU pour la stabilisation du pays (MONUSCO).

Aujourd’hui, «presque 80% du territoire congolais est réunifié sous l’autorité de l’État congolais avec une police nationale, des institutions de sécurité, une armée, des institutions qui fonctionnent», a détaillé le général Abdallah Wafy, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU pour la RDC, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

«C’est extraordinaire ce que les Nations unies ont fait dans ce pays. Nous en sommes fiers», a déclaré le général.

Présente en RDC depuis 1999, la MONUSCO n’a cessé de voir ses effectifs croître et son mandat se renforcer, malgré une incapacité à ramener la paix dans ce pays grand comme le Québec et l’Ontario réunis. Elle emploie désormais environ 20.000 hommes en uniforme et est autorisée à utiliser la force de manière offensive pour neutraliser les dizaines de groupes armés qui pullulent encore sur de vastes portions de la moitié est du pays.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit se réunir le 27 mars prochain afin de prolonger d’un an le mandat de la MONUSCO, qui arrive à échéance à la fin du mois.

La perception de l’action des Casques bleus s’est améliorée depuis l’offensive victorieuse de l’armée congolaise, soutenue par la brigade d’intervention de l’ONU, ayant permis de défaire en novembre la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23).

Se faisant maintenant reprocher de donner trop de temps aux autres groupes rebelles pour déposer les armes, le chef de la MONUSCO, Martin Kobler, a adressé mardi un nouvel avertissement à tous les groupes armés, au premier rang desquels les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les sommant de se démobiliser «sous peine d’être désarmés de force».