Centrafrique: l’exode se poursuit, 1.300 musulmans quittent Bangui escortés par la MISCA

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Déjà, le 21 avril 2014, la force française Sangaris avait escorté un convoi de l’OIM (organisation internationale pour les migrations) de 90 musulmans, peuls – essentiellement femmes et enfants - souhaitant quitter Bangui pour rejoindre Bambari, d’où ils étaient originaires. L’appui de la MISCA a facilité la sortie de Bangui et le franchissement de PK 12 qui s'était alors déroulés sans difficulté (EMA/Armée de Terre française)
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Déjà, le 21 avril 2014, la force française Sangaris avait escorté un convoi de l’OIM (organisation internationale pour les migrations) de 90 musulmans, peuls – essentiellement femmes et enfants - souhaitant quitter Bangui pour rejoindre Bambari, d’où ils étaient originaires. L’appui de la MISCA a facilité la sortie de Bangui et le franchissement de PK 12 qui s'était alors déroulés sans difficulté (EMA/Armée de Terre française)
Déjà, le 21 avril 2014, la force française Sangaris avait escorté un convoi de l’OIM (organisation internationale pour les migrations) de 90 musulmans, peuls – essentiellement femmes et enfants – souhaitant quitter Bangui pour rejoindre Bambari, d’où ils étaient originaires. L’appui de la MISCA a facilité la sortie de Bangui et le franchissement de PK 12 qui s’était alors déroulés sans difficulté (EMA/Armée de Terre française)

Quelque 1.300 musulmans qui se terraient en périphérie de Bangui, fréquemment attaqués par des milices à majorité chrétienne, ont pu enfin quitter la capitale ce dimanche 27 avril escortés par la force africaine. Destination, le nord de la Centrafrique, loin, le plus loin possible des Chrétiens.

Un imposant convoi de 18 camions a quitté Bangui vers 12h00 (heure de Bangui), les déplacés musulmans fuyant la capitale assis sur qu’ils sont parvenus à emporter de leurs biens.

Un imposant dispositif de la MISCA a été déployé pour assurer leur sécurité: la sortie de Bangui et la traversée des villes de Sibut et Dékoa, dans le centre du pays, constituent notamment les points chauds de l’opération.

Alors que les déplacés, juchés dans sur remorques depuis de longues heures, lèvent les bras en signe de victoire à mesure que, leurs véhicules prenant de la vitesse, ils échappent enfin à la vindicte populaire, des dizaines, des centaines de chrétiens, s’affairent à dépecer méthodiquement tout ce que les musulmans n’ont pu apporter et ont dû abandonner: bouts de bois, chambranles de portes, tôles de toiture, vêtements, etc.

Après des mois de tensions entre les deux communautés, d’attaques et de représailles, c’est le soulagement dans les deux camps.

Les 1.300 déplacés, qui avaient déjà fui leurs domiciles ailleurs dans la capitale pour occuper le quartier PK-12, où ils étaient régulièrement victimes d’attaques d’anti-balaka (milices majoritairement chrétiennes), s’étaient retrouvés piégés alors qu’ils souhaitaient déjà monter dans des convois humanitaires à destination du Tchad.

Les déplacés iront maintenant vivre à proximité de la frontière tchadienne pendant que quelques milliers de musulmans survivent encore au PK-5 de Bangui, un quartier anciennement reconnu jadis pour sa mixité, mais désormais protégé par les soldats burundais de la Misca.

Par ailleurs, ces déplacements massifs de la communauté musulmane ont provoqué cette semaine un intense débat entre politiques et humanitaires en Centrafrique.

L’opération accentue, certes, la partition religieuse du pays et met à mal la réconciliation, mais, affirment les humanitaires, ces populations ne pouvaient rester davantage, leurs vies étant menacées.

Chose certaine, la Centrafrique «d’avant» n’existe déjà plus…

2 COMMENTS

  1. une anquétes qui es mal venue et l,evacuation des musulmens cest normal car il ne sont pas en securité et meme la partition du pays est juste car cest devant les desideur politique que les cretien en totalement reget"s les musulmans et perssonne nes oposé a cela alor que les musulmans meme en le meme droit que les cretien

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