Afghanistan: le favori de la présidentielle échappe à un attentat qui fait 6 morts

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Abdullah Abdullah, candidat à l'élection présidentielle afghane, le 2 juin 2014 lors d'un meeting électoral dans la province de Ghor (Wakil Kohsar/AFP)
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Abdullah Abdullah, candidat à l'élection présidentielle afghane, le 2 juin 2014 lors d'un meeting électoral dans la province de Ghor (Wakil Kohsar/AFP)
Abdullah Abdullah, candidat à l’élection présidentielle afghane, le 2 juin 2014 lors d’un meeting électoral dans la province de Ghor (Wakil Kohsar/AFP)

Le favori de l’élection afghane Abdullah Abdullah a échappé à une tentative d’assassinat ce vendredi à Kaboul lorsque deux explosions ont frappé son convoi, faisant au moins six morts selon la police, à huit jours du second tour de la présidentielle, le 14 juin.

À huit jours du second tour.Le convoi a été attaqué à la fois «par un kamikaze au volant d’une voiture piégée» et par «une mine» placée sur la route, a déclaré à la presse Sayed Gul Agha Hashemi, chef du département d’enquête criminelle de la police de Kaboul.

La double attaque a fait au moins six morts et 22 blessés, selon un bilan du ministère de l’Intérieur.

Selon le candidat, l’explosion a eu lieu alors que son convoi quittait un meeting pour se rendre à un autre. «Il y a quelques minutes, alors que nous partions, notre convoi a été frappé par l’explosion d’une mine», a confirmé Abdullah Abdullah lors du second meeting, retransmis à la télévision.

Abdullah, ancien porte-parole du commandant Ahmad Shah Massoud, ennemi historique des talibans, est le favori pour le second tour de la présidentielle le 14 juin où il affronte Ashraf Ghani, un ancien économiste de la Banque mondiale, qu’il a largement distancé au premier tour (44,9% des voix contre 31,6%).

Son rival pour sa part a aussitôt réagi en condamnant cette attaque qui a également été dénoncée par le président Hamid Karzai. Les talibans avaient déjà formulé des menaces le premier tour du 5 avril, sans parvenir à empêcher une participation importante.

Cette élection désignera le successeur de Hamid Karzaï, seul homme à avoir dirigé l’Afghanistan depuis la chute des talibans en 2001, et qui ne pouvait briguer un troisième mandat selon la Constitution.

Ce scrutin est considérée comme un test pour le pays, en partie contrôlé par les rebelles, toujours déchiré par des violences politiques, criminelles et mafieuses et qui plongera dans l’inconnu après le retrait de l’OTAN prévu en fin d’année.

Les Etats-Unis ont toutefois proposé d’y maintenir après 2014 9.800 soldats, qui le quitteront progressivement d’ici à la fin 2016.

L’application de ce calendrier dépendra toutefois de la signature par le futur président afghan du Traité bilatéral de sécurité (BSA) encadrant les conditions d’une présence militaire américaine après 2014, que le président Karzaï, en fin de mandat, a refusé jusqu’à présent de parapher

Mais les deux candidats en lice pour lui succéder, Ashraf Ghani et Abdullah Abdullah, se sont déjà engagés à le signer.