Centrafrique: accrochages entre l’armée française et des ex-Séléka

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Des gendarmes centrafricains transportent une personne vers un hôpital de Bangui, le 29 mai 2014 (Marco Longari/AFP)
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Des gendarmes centrafricains transportent une personne vers un hôpital de Bangui, le 29 mai 2014 (Marco Longari/AFP)
Des gendarmes centrafricains transportent une personne vers un hôpital de Bangui, le 29 mai 2014 (Marco Longari/AFP)

Des soldats français prenant part à l’opération Sangaris, lors d’une mission de reconnaissance, ont été attaqués par une centaine de combattants de la Saléka mardi à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique.

Plusieurs combattants de l’ex-rébellion ont été tués lors de l’attaque, selon un officier des forces africaines Misca, et aucun blessé n’a été signalé du côté français.

«Les soldats français qui étaient en mission de reconnaissance ont été très violemment pris à partie par des groupes assez lourdement armés -gros calibres, armes antichars notamment- et munis de pick-up et de motos», selon l’état-major français qui a confirmé l’incident.

«Les soldats français ont immédiatement riposté de façon ferme, mais proportionnée avec engagement de moyens aériens, notamment des avions de chasse Rafale (venus de la base française de Ndjamena au Tchad) et des hélicoptères», a ajouté l’état-major, précisant que l’accrochage a duré de 10H00 à 17H00 environ.

Cet incident fait suite à des affrontements, la semaine dernière, entre les combattants de l’ex-Séléka (principalement de confession musulmane) et les miliciens d’anti-balaka (à dominante chrétienne) ayant fait au moins 25 morts. 10 000 habitants avaient fui les lieux des combats pour se réfugier à la mairie, à l’hôpital ou en brousse selon une source humanitaire.

Néanmoins l’accord de cessez-le-feu entre ces deux principaux protagonistes, signé fin juillet à Brazzaville, semble toujours tenir la route. Il intervient après huit mois de massacres, exactions, et pillages qui ont déchiré le pays et le plonger dans le chaos.