Gaza: tractations cruciales au Caire, la trêve expire mercredi soir

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La vue sur le nord de la bande de Gaza, le 9 août 2014 à l'aube, à partir de la frontière israélienne (David Buimovitch/AFP)
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La vue sur le nord de la bande de Gaza, le 9 août 2014 à l'aube, à partir de la frontière israélienne (David Buimovitch/AFP)
La vue sur le nord de la bande de Gaza, le 9 août 2014 à l’aube, à partir de la frontière israélienne (David Buimovitch/AFP)

Aucun progrès n’a été obtenu dans les pourparlers indirects entre Israéliens et Palestiniens au Caire. Le temps presse, car la trêve de 72 heures expire mercredi soir. Les négociateurs doivent à la fois surmonter des années d’hostilité et ne pas perdre la face.

Les discussions impliquent des émissaires israéliens et palestiniens du Hamas, mais aussi du Jihad islamique et du Fatah. Elles se déroulent par l’intermédiaire des Égyptiens, qui font la navette entre les deux pièces où travaillent les délégations. Israël refusant de traiter directement avec les «terroristes» du Hamas.

Des informations fragmentaires et difficilement vérifiables sont livrées aux médias. Les participants cherchent à instaurer une trêve prolongée. Il s’agit aussi pour Israël et le Hamas, les deux belligérants, de ne pas perdre la face après plus d’un mois d’une guerre qui a coûté la vie à 1938 Palestiniens, dont une majorité de civils, selon les services de secours. Israël a fait état de 67 morts, dont 64 militaires.

Les négociateurs doivent s’entendre pour satisfaire des exigences apparemment contradictoires: la sécurité pour les Israéliens, la levée du blocus de la bande de Gaza pour les Palestiniens. Ces derniers souhaitent aussi pouvoir disposer d’un port de mer.

La délégation palestinienne aurait accepté que les opérations de reconstruction à Gaza soient dirigées par le gouvernement d’union composé de technocrates nommé en juin par le Hamas et le Fatah, mouvement du président Mahmoud Abbas basé en Cisjordanie.

Selon la presse israélienne, citant un haut responsable, les Israéliens auraient accepté de soulager notablement le blocus de Gaza en portant à 5000 le nombre de permis délivrés mensuellement aux Gazaouis pour se rendre en Israël ou en Cisjordanie.

Ils auraient aussi autorisé une hausse importante du trafic de marchandises au point de passage de Kerem Shalom et une extension des zones de pêche. Israël serait prêt à libérer quelques dizaines de prisonniers palestiniens en échange des corps de deux soldats tués pendant la guerre. Aucune confirmation officielle n’a été obtenue.

Actuellement, l’État hébreu continue de limiter l’accès à Gaza, craignant notamment de voir le Hamas reconstituer son arsenal avec des armements provenant de l’étranger.

La trêve de 72 heures expire jeudi à 00h01 locales (mercredi 23h01 en Suisse). Pour l’instant, le cessez-le-feu est respecté par les deux camps dans la bande de Gaza.

En plus d’accueillir les négociations en cours, l’Égypte souhaite organiser une conférence de donateurs pour la reconstruction de la bande de Gaza, a indiqué mardi un responsable palestinien. Selon les données de l’ONU, plus de 11’000 maisons ont été détruites, presque deux fois plus que lors de l’opération «Plomb durci» en 2007-2008.