Israël élimine trois chefs de la branche armée du Hamas, dont deux appartenant à son haut commandement

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À Gaza, pour le 25e anniversaire du Hamas, une fusée géante en carton pour symboliser les centaines les milliers de missiles tirés sur Israël (Photo: IDF)
À Gaza, pour le 25e anniversaire du Hamas, une fusée géante en carton pour symboliser les centaines les milliers de missiles tirés sur Israël (Archives/IDF)

Israël a infligé ce jeudi dans la bande de Gaza un coup sévère au Hamas, que le Premier ministre israélien a comparé hier au groupe ultra-radical l’État islamique, en éliminant trois commandants de sa branche armée, dont deux appartenaient à son haut commandement, après avoir tenté mardi soir d’éliminer son chef militaire.

Pour le premier ministre Benjamin Netanyahu, «Les dirigeants des organisations terroristes sont des cibles légitimes» et le message qu’Israël veut leur envoyer ne peut pas être plus clair «Vous ne pouvez pas vous cacher!»

Les trois chefs des Brigades Ezzedine al-Qassam, Mohammed Abou Chamala, Raëd al-Atar et Muhamad Barhoum, ont été tués à Rafah dans un raid mené par l’aviation en coordination avec le renseignement israélien, 36 heures après la reprise des hostilités dans le territoire palestinien, ont indiqué les deux belligérants.

Deux des trois chefs du Hamas, Mohammed Abou Chamala et Raëd al-Atar appartenaient au haut commandement des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas.

Raëd al-Atar et Mohammed Abou Chamala, figuraient parmi les hommes les plus recherchés par le renseignement israélien. Ils étaient associés à différentes attaques et à deux événements qui ont marqué les Israéliens: l’enlèvement du soldat Gilad Shalit en 2006 et la mort de trois soldats à Rafah le 1er août.

Le troisième, Muhamad Barhoum, éliminé ce matin lui aussi, a vécu plusieurs années en Syrie et en Libye dans le but de récolter des fonds pour le Hamas et de les transférer vers Gaza.

Le raid contre les commandants d’al-Qassam a fait au moins quatre autres morts à Rafah, la ville qui avoisine la frontière égyptienne et qui est l’un des secteurs les plus dévastés par la guerre, ont indiqué les secours palestiniens. Il n’a laissé de l’immeuble dans ou près duquel se trouvaient les victimes qu’un cratère et un tas de ruines.

Les trois hommes ont été tués après qu’Israël eut tenté sans succès mardi soir, pour une sixième fois, d’éliminer le chef militaire du mouvement palestinien, Mohamed Deif, lors d’un raid qui a coûté la vie à sa femme et son bébé à Gaza.

«L’assassinat ciblé de toute personne qui se livre à des activités terroriste est non seulement légitime, mais souhaitable», avait alors déclaré la ministre de la Justice israélienne Tzipi Livni, une modérée et l’ex responsable des récents pourparlers de paix israélo-palestiniens avec l’Autorité palestinienne.

L’ancien chef du Shin Bet (Sécurité intérieure israélienne), Yaakov Peri, avait pour sa part déclaré à la presse israélienne que «Les dirigeants du Hamas ont besoin de savoir qu’ils ne sont pas à l’abri et restent une cible», ajoutant «Je ne peux qu’espérer que la direction du Hamas comprenne le message ‘explicite’».

Depuis qu’il a violé le cessez-le-feu, le Hamas a tiré 213 roquettes sur Israël. affirme les Forces israéliennes: 162 ont frappé Israël et 35 ont été interceptées.

Les tirs n’ont toutefois pas atteint l’aéroport international de Tel-Aviv, malgré la mise en garde lancée mercredi par les Brigades Ezzedine al-Qassam qui avaient prévenu les compagnies aériennes étrangères de ne pas se poser à l’aéroport Ben-Gourion, laissant entendre qu’il serait pris pour cible.

«Si le Hamas tire, nous riposterons avec plus de force encore, et s’ils ne comprennent pas aujourd’hui, ils comprendront demain, et si ce n’est pas demain, ce sera après-demain», a déclaré pour sa part le Premier ministre israélien. Benjamin Netanyahu qui a comparé huer le Hamas à l’État islamique.