Lutte contre l’État islamique: les États-Unis font état de progrès avec la Turquie

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De la fumée au-dessus de la ville de Kobané pendant des frappes aériennes de la coalition contre des positions jihadistes, le 10 octobre 2014 (Archives/Aris Messinis/AFP)
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De la fumée au-dessus de la ville de Kobané pendant des frappes aériennes de la coalition contre des positions jihadistes, le 10 octobre 2014 (Archives/Aris Messinis/AFP)
De la fumée au-dessus de la ville de Kobané pendant des frappes aériennes de la coalition contre des positions jihadistes, le 10 octobre 2014 (Archives/Aris Messinis/AFP)

Les États-Unis ont fait état vendredi d’avancées avec la Turquie pour qu’elle s’implique davantage dans la lutte contre le groupe État islamique (EI) en Syrie, notamment grâce à l’appui d’Ankara pour former et équiper des rebelles syriens modérés.

Le patron de la coalition internationale, le général américain à la retraite John Allen, et son adjoint Brett McGurk, ont bouclé une visite sensible de deux jours en Turquie pour tenter de convaincre cet allié réticent de s’engager militairement contre l’EI, qui menace sa frontière à Kobané.

Interrogée pour savoir si ces entretiens américano-turcs –avec le Premier ministre Ahmet Davutoglu et des responsables militaires– avaient permis de faire des «progrès», la porte-parole du département d’Etat Marie Harf a répondu par l’affirmative.

«La Turquie est d’accord pour soutenir les efforts d’entraînement et d’équipement pour l’opposition syrienne modérée», l’un des volets de la stratégie américaine en Syrie dévoilée le 10 septembre par le président Barack Obama, a dit Mme Harf.

Les deux émissaires américains, MM. Allen et McGurk, ont d’ailleurs rencontré des dirigeants de l’opposition syrienne à Ankara.

Mme Harf a également confirmé qu’une équipe militaire américaine se rendrait la semaine prochaine à Ankara pour discuter avec des homologues militaires turcs.

Par ailleurs, le patron des services de renseignement turcs (Organisation nationale de renseignement, MIT) Hakan Fidan, un très proche du président Recep Tayyip Erdogan, s’est entretenu avec le numéro 2 du département d’État, le secrétaire d’État adjoint William Burns, a indiqué à l’AFP une porte-parole du ministère.

Washington avait dépêché ses deux envoyés spéciaux dans la capitale turque pour parler de «plusieurs mesures destinées à faire progresser l’effort militaire contre l’EI», avait annoncé jeudi soir le département d’Etat.

Les États-Unis pressent la Turquie de s’impliquer davantage dans la lutte contre le groupe EI qui menace sa frontière dans la ville stratégique syrienne de Kobané.

Washington a exprimé ces derniers jours sa frustration devant les réticences de cet allié de l’Otan à s’engager militairement en Syrie.

«La Turquie est bien placée pour contribuer aux efforts de la coalition pour vaincre l’EI: coopération militaire, blocage des financements du terrorisme, juguler le flot de combattants étrangers, fournir une assistance humanitaire et délégitimer l’idéologie extrémiste de l’EI», avait ainsi détaillé la diplomatie américaine.