Un convoi d’armes d’Aqmi qui se dirigeait vers le Mali détruit par les forces françaises

Les forces militaires françaises de l'opération Barkhane ont détruit dans la nuit du 9 au 10 octobre 2014 dans le nord du Niger un convoi d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui «transportait des armes de la Libye vers le Mali» (Archives/opération Barkhane/État-major des Armées françaises)
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Les forces militaires françaises de l'opération Barkhane ont détruit dans la nuit du 9 au 10 octobre 2014 dans le nord du Niger un convoi d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui «transportait des armes de la Libye vers le Mali» (Archives/opération Barkhane/État-major des Armées françaises)
Les forces militaires françaises de l’opération Barkhane ont détruit dans la nuit du 9 au 10 octobre 2014 dans le nord du Niger un convoi d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui «transportait des armes de la Libye vers le Mali» (Archives/opération Barkhane/État-major des Armées françaises)

Les forces militaires françaises de l’opération Barkhane ont «détruit» dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Niger un convoi d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui «transportait des armes de la Libye vers le Mali», a annoncé la présidence française ce vendredi 10 octobre dans un communiqué.

«Dans ce cadre, et en coopération avec les autorités nigériennes, les forces armées françaises ont de nouveau intercepté et détruit la nuit dernière au nord du Niger un convoi de véhicules armés d’AQMI qui transportait des armes de la Libye vers le Mali. L’intervention a permis de saisir une importante quantité d’armes et de neutraliser les convoyeurs dont une partie a été capturée», précise le communiqué de l’Élysée.

L’opération Barkhane est une opération menée au Sahel par l’armée française, qui vise à lutter contre le terrorisme dans toute la région du Sahel. Lancée le 1er août 2014, elle prend la suite des opérations Serval, qui s’est achevée en juillet 2014 après avoir qui libéré le nord du Mali de l.emprise des djihadistes et de l’opération.

Barkhane s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de forces prépositionnées dans la région.

«Les groupes armés terroristes qui tentent de déstabiliser les États du Sahel et le Mali en particulier ont conduit récemment des attaques meurtrières contre les unités de la mission des Nations Unies au nord du Mali. Au moment où, à Alger, les négociations pour un accord de paix au Mali et une réconciliation durable dans ce pays vont reprendre, ils menacent la paix et la sécurité de l’ensemble de la région», fait observer la présidence française.

Encore le 3 octobre, près de Gao, un convoi de ravitaillement du contingent nigérien de la MINUSMA est tombé dans une embuscade. Le bilan de cet attentat, neuf casques bleus nigériens tués, est le plus lourd depuis le démarrage de la Mission. Cela portait à 30 le nombre de Casques bleus tués pour la paix au Mali.

L’ONU désespérait de parvenir à assurer la sécurité de ses Casques bleus, et encore moins celle des populations menacées.

Avec les militaires français redéployés dans l’opération régionale Barkhane, l’armée malienne en éternelle reconstruction et les forces de la Mission de l’ONU (MINUSMA) incapables se se défendre elles-mêmes, le Nord du mali était redevenu le terrain de jeux des djihadistes qui s’en étaient emparés et l’avaient occupé et contrôlé pendant près d’un an avant l’intervention française.

La France poursuit la traque des djihadistes

C’est pourquoi, explique l’Élysée, «le Président de la République a demandé aux forces françaises de l’opération Barkhane, déployées pour appuyer les forces de sécurité des États du Sahel et la mission des Nations Unies au Mali, de poursuivre la traque des groupes armés terroristes responsables de ces attaques».

Opération Barkhane: Destruction d’un convoi terroriste (État-major des Armées françaises)
Alors que les opérations se poursuivent dans la bande sahélo-saharienne (BSS), après leur relève fin septembre, les détachements de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) de Barkhane ont déjà effectué une vingtaine de patrouilles au Mali en appui des forces armées maliennes et de l’ONU, précisait de son côté la Défense française dans son plus récent point de la situation, le 9 octobre.

Le DLAO 5 basé à Tessalit a rejoint Aguelhok le 4 octobre pour appuyer le bataillon tchadien de la MINUSMA.

Et, du 4 au 7 octobre, dans la région de Gao au Mali, une opération de reconnaissance de zone a permis aux unités récemment arrivées sur le théâtre de reconnaître les principaux axes de la région et d’appréhender les contraintes du terrain, dit le point de la situation du ministère français de la Défense, qui ajoute que, conduite conjointement avec les forces armées Maliennes (FAMa), cette opération a également permis à la force d’établir le contact avec la population locale.

Le convoi, intercepté la nuit dernière qui venait du sud libyen à destination du nord du Mali était suivi quant à lui depuis plusieurs jours grâce à des actions de renseignement conjointes des forces françaises et nigériennes, rapporte de son côté l’Agence France-Presse, s’appuyant sur uyne source dans l’entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Il transportait essentiellement des armements et a été visé par une opération aéromobile, mêlant hélicoptères et forces au sol, a affirmé la même source, précisant que le volume des armements détruits est «très supérieur» à celui de précédentes opérations du même genre.

Jeudi, le porte-parole de l’état-major des armées françaises, Gilles Jaron, avait souligné lors d’un point de presse qu’au nord du Mali, «les groupes armés terroristes poursuivaient leurs actions de harcèlement», tentant de « réinvestir une zone dont ils ont été chassés ».

«Il n’y a jamais eu interruption de notre mission. Nous avons affaire à un adversaire ‘vivant’, qui s’adapte à des situations et qui nécessite que nous nous adaptions également pour pouvoir le chasser de sa zone», a-t-il indiqué, précisant: «Nous allons agir, nous agissons dès à présent […] Nous sommes à la manœuvre pour lui porter les coups nécessaires pour mettre fin à ses ambitions».

«Le Président de la République réaffirme la détermination de la France à assumer toutes ses responsabilités dans la lutte contre les groupes armés terroristes qui menacent la paix et la sécurité, en Afrique comme au Moyen-Orient», a renchéri pour sa part aujourd’hui la présidence française.