RDC: cette fois c’est la bonne?

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La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (MONUSCO), a annoncé la mise en place de nouvelles mesures de sécurité, après les massacres à Beni. (Photo: Archives/ Clara Padovan/ MONUSCO)
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La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (MONUSCO), a annoncé la mise en place de nouvelles mesures de sécurité, après les massacres à Beni. (Archives/ONU)
La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (MONUSCO), a annoncé la mise en place de nouvelles mesures de sécurité, après les massacres à Beni. (Archives/ONU)

En République démocratique du Congo (RDC), la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a annoncé la mise en place de nouvelles mesures de sécurité, après les massacres à Beni.

La MONUSCO, en sauveur

En un peu plus d’un mois, une vague de massacres à répétition a coûté la vie à 120 civils dans différentes localités du territoire de Beni. D’après la Société civile de la province du Nord-Kivu, les assaillants seraient des rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées. Le dernier carnage en date remonte à la nuit du 1er au 2 novembre, pendant laquelle 11 personnes ont été tués et deux militaires abattus à la machette dans un quartier de Beni.

Pour faire face à l’insécurité ambiante, le Bureau de l’Information Publique de la MONUSCO a tenu une réunion, au Nord-Kivu, avec les leaders d’opinion locaux, dans le but de leur expliquer les mesures prises par la Mission onusienne.

Dans un communiqué, le chef du Bureau de la MONUSCO a rappelé les différents aspects du mandat de la MONUSCO en RDC, expliquant que son rôle consistait à appuyer le Gouvernement dans ses efforts pour neutraliser les groupes armés illégaux et rétablir l’autorité de l’Etat dans la région.

C’est dans ce contexte que le chef de la MONUSCO a accédé à la demande du Président Joseph Kabila, à savoir, renforcer la présence militaire de la MONUSCO dans le territoire de Beni. Pour se faire, 200 éléments de la Brigade d’Intervention et de 100 policiers de la Mission ont été déployés. De plus, la possibilité d’une intervention dans la zone du Mayangose n’est pas non plus à écarter. Les assaillants opéreraient à partir de cette zone pour attaquer les populations civiles à la périphérie de la ville de Beni et du territoire de Beni.

Ce mercredi, le porte-parole de la MONUSCO, Charles Bambara, a annoncé que les mesures instaurées «ont déjà permis l’arrestation de plus 200 suspects dont des membres du groupe armé ADF et la saisie des armes et munitions de guerre, des bombes, des radios Motorola et de nombreux effets militaires».

Des groupes armés toujours actifs

Alors que les rebelles du M23 ont déposé les armes depuis la fin 2013, la situation dans le pays reste toujours aussi critique. Nombreux sont ceux qui se questionnent sur le réel impact de l’action de la MONUSCO dans le pays.

La chute du M23 avait été présentée comme une véritable victoire de l’armée congolaise, faisant croire que les FARDC étaient en passe de re-sécuriser la région. Suite à plusieurs intervenions militaires pour la paix, des communiqués gouvernementaux affirmaient que le mouvement avait été fortement affaibli par ces raids. Étant donné la tournure des événements actuels, on peut en douter…