Après les Canadiens, les Américains aussi élimineront leurs photos en uniformes des réseaux sociaux

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Facebook (45eNord.ca)
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Après le Canada en octobre, les États-Unis ont demandé à leur tour à leurs soldats de cacher leur appartenance aux forces armées sur les réseaux sociaux, par crainte que des recrues radicalisées et autres aspirants djihadistes inspirés par le groupe l’État islamique (EI) n’utilisent internet pour les cibler.

La police fédérale américaine a indiqué craindre des attaques similaires à celles qui ont coûté la vie aux deux soldats canadiens en octobre. Les deux attaques pourraient, selon le FBI, inspirer d’autres individus aux États-Unis. Dans la foulée, les mesures de sécurité avaient été renforcées autour des bâtiments publics américains.

Au Canada, des mesures de sécurité très strictes avaient été prises suite l’assassinat de deux membres des Forces armées par des partisans du djihad, l’adjudant Patrice Vincent, happé par une voiture qui avait foncé délibérément sur un groupe de militaires, et le jeune réserviste Nathan Cirillo, abattu par un tireur alors qu’il montait la garde devant le Monument commémoratif de guerre à Ottawa.

Après l’interdiction du port de l’uniforme à l’extérieur, on était passé au «Taisez-vous! L’ennemi écoute!». Les membres du personnel de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes avaient alors été invités à supprimer toute référence à leur emploi sur les profils de médias sociaux, notamment les photos d’eux-mêmes en uniforme.

«Le FBI a récemment reçu des informations indiquant que des individus à l’étranger observent et évaluent des individus susceptibles de mener des attaques contre des soldats et anciens soldats américains», affirment désormais les autorités.

À son tour, donc «le FBI et le département de la Sécurité intérieure recommandent que les militaires, actuels ou anciens, passent en revue leurs comptes sur les réseaux sociaux et retirent toute information qui pourrait attirer l’attention de l’EI et de ses partisans», a indiqué le FBI dans un bulletin envoyé dimanche aux forces de l’ordre de tout le pays, et rapporté lundi par la chaîne américaine ABC News.

Depuis le déclenchement des frappes contre le groupe EI en Irak et en Syrie, Washington multiplie les appels à la vigilance. En octobre, le département d’État avait averti qu’il existait «une probabilité croissante d’attentats de représailles contre des intérêts américains».

Les Américains et les Canadiens ont été spécifiquement désignés par les appels au meurtre des leaders de l’organisation ultra-radicale et sanguinaire l’État islamique.

«Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen, en particulier les méchants et sales Français, ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière», avait déclaré le 22 septembre Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole du groupe EI, dans un message publié en plusieurs langues.