Des objets d’art tâchés de sang: l’Occident achète les trésors pillés en Irak et en Syrie par l’EI

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Maaloula, cité de la culture et de l'histoire syriennes (WikiCommons)
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Maaloula, cité de la culture et de l'histoire syriennes (WikiCommons)
Maaloula, cité de la culture et de l’histoire syriennes (WikiCommons)

Les trésors pillés en Irak et en Syrie par l’État islamique sont revendus aux collectionneurs occidentaux, notamment au Royaume-Uni, parfois pour plusieurs dizaines de millions de dollars, et se trouvent à financer la guerre que le groupe sanguinaire mène contre nous.

Seulement 1% des lots est intercepté par les forces de l’ordre, le reste s’éparpillant pas les pays d’Europe et les Etats-Unis, rapportait le 27 décembre le site de La Voix de la Russie, la radio d’État russe à l’intention des pays étrangers.

Washington et Bruxelles ne cessent de répéter qu’il faut lutter contre le groupe djihadiste ultra-radical et priver d’argent les terroristes, mais rien n’arrête les collectionneurs, souligne la radio d’État russe.

« Les valeurs morales, comme la lutte contre les terroristes, peuvent être facilement remplacées par des valeurs matérielles, que livre l’EI en Occident », écrit La Voix de la Russie sur son site.

Selon les services de renseignement irakiens, suite aux pillages de plusieurs lieux saints près de la ville syrienne d’En-Nabak, les rebelles auraient empoché près de 40 millions de dollars. Et ce n’est pas, loin de là, la seule ville que les islamistes ont pillé.

Les acheteurs des reliques savent très bien à quels vendeurs ils ont affaire, selon le site de la radio d’État russe.

Évidemment, ces reliques ne se retrouvent pas chez Sotheby’s, on les achète donc par des canaux illégaux où personne ne se pose des questions sur leur provenance et personne ne veut savoir à qui la vente profitera.

Un peu ridicule, tout-de même, ces riches collectionneurs qui financent une guerre contre eux-mêmes et le monde auquel ils appartiennent. « Nous avons vu l’ennemi et l’ennemi, c’est nous! »