L’EI affirme avoir exécuté le second otage japonais

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Kenji Goto (AFP)
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Kenji Goto (AFP)
Kenji Goto (AFP)

Le groupe djihadiste État islamique (EI) a affirmé avoir exécuté l’otage japonais Kenji Goto, selon une vidéo diffusée samedi sur Twitter par l’organe médiatique de groupes djihadistes Al-Furqan.
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Mise à jour au 31/01/2015 à 22h24

L’authenticité de la vidéo hautement probable selon Tokyo.

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La vidéo, dont l’authenticité n’a pu encore être confirmée, montre l’otage en tenue orange à genoux et debout côté de lui un homme masqué tout vêtu de noir, avec un couteau à la main et se termine par une image d’un corps avec une tête sur le dos.

Le bourreau rend le gouvernement japonais responsable de la mort de l’otage, affirmant que cette exécution est en représailles à la participation du Japon à la lutte contre les djihadistes.

Selon le centre de surveillance des sites islamistes SITE, le bourreau à l’accent britannique est le même qui était présent sur les précédentes vidéos de décapitation d’otages occidentaux par l’EI.

Kenji Goto, 47 ans, est un journaliste indépendant qui a créé sa propre société qui fournissait des reportages sur le Moyen-Orient aux chaînes de télévision nippones. L’homme est aussi actif pour soutenir les enfants dans les territoires en guerre. Il était entré dans la zone contrôlée par l’État Islamique fin octobre.

Le groupe État islamique (EI) avait menacé d’exécuter dans les 24 heures un otage japonais et un pilote jordanien si Amman ne libérait pas une djihadiste irakienne emprisonnée et condamnée à mort, selon une vidéo diffusée mardi 27 janvier.

Kenji Goto, est vraisemblablement retenu depuis fin octobre et le pilote Maaz al-Kassasbeh a été capturé le 24 décembre après l’écrasement de son F-16 au-dessus de la Syrie, où il menait un raid sur des positions de l’EI dans le cadre de la coalition internationale antidjihadistes.

Aman s’était montré prêt à libérer la djihadiste irakienne, Sajida al-Rishawi, 44 est détenue dans une prison jordanienne depuis sa condamnation à mort en septembre 2006, pour des faits de terrorisme remontant au 9 novembre 2005.

Ce jour-là, trois attentats suicide, commis notamment par son mari, avaient dévasté trois hôtels d’Amman, faisant 60 morts.

Mais la Jordanie attendait une preuve de vie de son pilote attendait toujours une preuve de vie de son pilote.On était depuis sans nouvelles des otages.

*Avec AFP