Militaire arrêté pour propos «inappropriées» sur Rehtaeh Parsons

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Rehtaeh Parsons s'est suicidée en 2013 après avoir été cyberharcelée durant des mois. (Archives/Facebook)
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Rehtaeh Parsons s'est suicidée en 2013 après avoir été cyberharcelée durant des mois. (Archives/Facebook)
Rehtaeh Parsons s’est suicidée en 2013 après avoir été cyberharcelée durant des mois. (Archives/Facebook)

La police militaire a arrêté et interrogé un membre des Forces armées canadiennes dans le cadre d’une enquête sur des commentaires «inappropriés» sur Rehtaeh Parsons publiés à partir d’ordinateurs du gouvernement.

La police a arrêté l’homme, mardi, à Shearwater, (Nouvelle-Écosse), dans le cadre d’une enquête sur des «commentaires inappropriés effectués en ligne».

L’homme a depuis été remis en liberté et l’enquête se poursuit. L’identité de l’homme n’a pas été révélé, mais selon CTV News, le suspect serait le père de l’un des adolescents condamnés dans le cas Parsons.

En 2011, une photographie de Rehtaeh Parsons, qui avait 15 ans, l’a montrée en train de vomir lors d’une fête alors qu’elle avait une relation sexuelle avec un adolescent. La photo avait été partagée dans son école, entraînant des mois de tourment et de cyberharcèlement. Elle s’est finalement pendue en 2013.

Deux jeunes accusés d’avoir partager la photo ont ensuite été reconnus coupables de distribution de pornographie juvénile.

Le mois dernier, le Ottawa Citizen rapportait que des ordinateurs du ministère de la Défense nationale avaient été utilisés pour apporter des modifications à la page Wikipedia de la jeune fille. Les modifications suggérées que sa mort n’était pas un suicide et changées une citation directe de son père, Glen Canning, sur les circonstances entourant la mort de sa fille.

M. Canning avait déclaré: «Les deux garçons impliqués dans la prise de photos et qu’ont voit sur les clichés ont déclaré que Rehtaeh vomissait lorsqu’ils ont eu des rapports sexuels avec elle. Ce n’est pas ce que l’on peut appeler une relation sexuelle consensuelle. C’est ce qu’on appelle un viol». La citation a cependant été changé le 29 janvier pour «c’est ce qu’on appelle un rapport sexuel consensuel».

Le ministère de la Défense avait lancé une enquête interne sur la question.

Un peu plus tard, la police militaire avait été saisie sur des commentaires fait depuis le mois d’octobre, sur le site personnel de M. Canning, depuis des ordinateurs de la Défense.

Selon le major Desbiens, le militaire arrêté a été libéré sous certaines«conditions» qui ne sont pas connues.

Une utilisation non autorisée d’un ordinateur du ministère de la Défense nationale à ce genre de fin peut entraîner des procédures disciplinaires et peut aller jusqu’à la libération des Forces armées canadiennes.