Obama loue le rôle du Qatar dans la lutte contre le groupe État islamique

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Recevant à Washington l'émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, Barack Obama a salué mardi le rôle joué par Doha dans la coalition contre l'organisation l'État islamique (EI (AFP)
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Recevant à Washington l'émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, Barack Obama a salué mardi le rôle joué par Doha dans la coalition contre l'organisation l'État islamique (EI (AFP)
Recevant à Washington l’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, Barack Obama a salué mardi le rôle joué par Doha dans la coalition contre l’organisation l’État islamique (EI (AFP)

Le président américain Barack Obama a salué mardi, en recevant l’émir du Qatar dans le Bureau ovale, le rôle joué par Doha dans la coalition contre l’organisation État islamique (EI), évoquant un partenaire solide.

« Nous sommes tous les deux déterminés à faire ce qui est nécessaire pour que l’EI soit vaincu et pour que tout le monde puisse vivre en paix en Irak », a déclaré M. Obama à l’issue d’une rencontre avec cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, qui effectuait sa première visite officielle à la Maison Blanche depuis son accession au trône en juin 2013.

La position du Qatar dans la lutte contre l’EI fait l’objet de tensions récurrentes dans la région.

Cette semaine, le Qatar a vivement critiqué le bombardement de positions djihadistes en Libye par l’armée égyptienne, dénonçant une action militaire unilatérale. Le délégué égyptien à la Ligue arabe a répliqué en accusant Doha de soutenir le terrorisme. En signe de protestation, le Qatar a aussitôt rappelé son ambassadeur au Caire.

Interrogé sur le possible financement de l’EI par des fonds privés qataris, Josh Earnest, porte-parole de M. Obama est resté évasif: « Il y a des questions sur lesquelles nous sommes en désaccord avec les Qataris », a-t-il déclaré tout en mettant en avant les nombreux intérêts communs entre les deux pays.

M. Obama a également souligné la profonde inquiétude des États-Unis et du Qatar concernant la situation en Syrie.

« Nous continuerons à soutenir l’opposition modérée et continuons à penser qu’il ne sera pas possible de pleinement stabiliser ce pays tant que M. Assad, qui a perdu toute légitimité dans son pays, n’aura pas quitté le pouvoir », a poursuivi le président américain.

« Comment y arriver ? C’est un défi extraordinaire sur lequel nous avons échangé des idées », a-t-il ajouté, précisant avoir évoqué également la situation en Libye ou encore au Yémen.

Lors de brèves remarques, l’émir du Qatar, qui s’exprimait en anglais, a de son côté insisté sur la forte relation entre son pays et les États-Unis, en particulier dans le domaine militaire.

Le Qatar accueille une importante base militaire américaine. Washington a loué le rôle de Doha pour un apaisement au Yémen où une milice chiite s’est emparée du pouvoir en janvier.

Dans une tribune publiée dans le New York Times avant la rencontre, l’émir a souligné combien le partenariat stratégique s’est renforcé ces dernières années en dépit des violences dans la région.

« Malheureusement, dans certains cas, notre guerre contre le terrorisme aide à maintenir en place des dictatures entachées de sang qui ont contribué à sa montée en puissance », a-t-il ajouté, évoquant le règne tyrannique de Bachar al-Assad.

« Les pays arabes doivent travailler ensemble pour créer une solution pour la Syrie », a-t-il poursuivi.