Niger: des dizaines de soldats ont péri dans l’attaque menée samedi par Boko Haram

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Photo tirée d'une vidéo diffusée le 13 juillet 2014 par Boko Haram montrant le leader du groupe islamiste nigérian, Abubakar Shekau au centre (AFP)
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Photo tirée d'une vidéo diffusée le 13 juillet 2014 par Boko Haram montrant le leader du groupe islamiste nigérian, Abubakar Shekau au centre (AFP)
Photo tirée d’une vidéo diffusée le 13 juillet 2014 par Boko Haram montrant le leader du groupe islamiste nigérian, Abubakar Shekau au centre (AFP)

Au moins une cinquantaine de soldats nigériens ont été tués samedi dans l’attaque menée par les islamistes de Boko Haram contre une position de l’armée du Niger sur le lac Tchad, a-t-on appris lundi auprès de sources tchadienne et nigérienne.

Samedi, un élu local s’attendait déjà à un bilan « très lourd dans les rangs de l’armée nigérienne ». Lundi, les bilans différaient selon les sources mais toutes évoquaient avec certitude plusieurs dizaines de morts et seulement quelques rescapés.

L’armée nigérienne « a perdu 48 soldats et 36 sont portés disparus », a ainsi déclaré une source sécuritaire tchadienne, ajoutant que des militaires « ont fui et sont en train de regagner la localité de Bosso » voisine.

Un élu du sud-est du Niger, région frontalière avec le Nigeria où l’assaut s’est produit, a lui fait état à l’AFP de « 80 soldats tués » et une trentaine de disparus, tandis qu’une source proche de l’armée nigérienne mentionnait 100 morts et 17 disparus.

« Il y a eu énormément de pertes » au sein d’une position militaire située à Karamga, une île « particulièrement isolée » du lac Tchad, dans laquelle 120 à 150 hommes étaient postés, a confirmé une source humanitaire à l’AFP.

« L’armée tente de faire un point de ceux qu’elle a perdus, pour savoir qui est mort et qui est porté disparu », a poursuivi cette source, selon qui 45 soldats basés sur l’île auraient pu être joints.

Aucun officiel ni cadre militaire nigérien n’a pu être contacté par l’AFP pour commentaire.

Karamga, attaquée samedi à l’aube par des islamistes de Boko Haram, a depuis lors été reprise par l’armée nigérienne, selon la source sécuritaire tchadienne.

Cette île avait déjà été attaquée le 20 février par Boko Haram. Sept soldats nigériens et 15 combattants islamistes, ainsi qu’un civil, avaient été tués dans des combats, selon un bilan officiel.

Aucune attaque importante de Boko Haram n’avait été recensée depuis plus d’un mois au Niger, où le groupe armé nigérian avait multiplié les assauts en février.

« Les risques de survenance d’attentats sont même très réduits du fait de l’élimination de tous les acteurs potentiels », avait déclaré mi-mars à l’AFP Mohamed Bazoum, un proche du président nigérien Mahamadou Issoufou.

« La situation est totalement sous contrôle » au Niger, « il n’y a plus de chance que Boko Haram prenne une ville, même sur le lac Tchad », une importante surface d’eau partagée entre Tchad, Cameroun, Nigeria et Niger, avait-il assuré.