Séisme au Népal: départ des équipes de reconnaissance militaire et gouvernementale

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Le lieutenant-colonel Ed Izatt, commandant de l'EICC, se fait expliquer un scénario de séisme, lors de l’exercice READY RENAISSANCE, le 21 février 2015, à Kingston, en Jamaïque. (Archives/Caporal Kenneth Galbraith/CIIFC)
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Le lieutenant-colonel Ed Izatt, commandant de l'EICC, se fait expliquer un scénario de séisme, lors de l’exercice READY RENAISSANCE, le 21 février 2015, à Kingston, en Jamaïque. (Archives/Caporal Kenneth Galbraith/CIIFC)
Le lieutenant-colonel Ed Izatt, commandant de l’EICC, se fait expliquer un scénario de séisme, lors de l’exercice READY RENAISSANCE, le 21 février 2015, à Kingston, en Jamaïque. (Archives/Caporal Kenneth Galbraith/CIIFC)

Les Forces armées canadiennes viennent d’envoyer leur Équipe de reconnaissance d’aide humanitaire (ERAH) au Népal, suite au tremblement de terre qui a fait plus de 2.500 morts selon le dernier bilan, encore provisoire. Le gouvernement fédéral envoie lui aussi son équipe de soutien stratégique interministérielle (ESSI).

C’est de la base de Trenton, en Ontario, que les quelques 25 militaires et civils ont quitté le Canada en direction du Népal, sous l’œil du major-général Dean Milner, commandant de la 1re Division du Canada. Ils devraient arriver mercredi matin sur le terrain.

Le commandant de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) sera le lieutenant-colonel Ed Izatt, qui part avec d’autres représentants de l’équipe de soutien stratégique interministérielle (ESSI).

Il s’agit d’une équipe conjointe civile et militaire, composée d’employées d’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada, et des Forces armées canadiennes, comprenant des spécialistes en gestion de crise du Groupe de travail pour la stabilisation et la reconstruction, un spécialiste en aide humanitaire, et d’autres intervenants.

L’autre équipe, l’ERAH, se compose d’une vingtaine de membres, et est aussi le noyau du Quartier général de l’EICC. Elle doit faire des recommandations à l’ESSI, relativement aux capacités et à l’emploi des FAC. L’ESSI doit ensuite elle-même transmettre ses recommandations au gouvernement. C’est à ce moment-là que la décision est prise d’envoyer ou non l’EICC.

Cependant, comme il en a pris l’habitude, le ministre de la Défense nationale Jason Kenney a «scoopé» le protocole militaire et a indiqué sur Twitter que, sans attendre l’évaluation, l’EICC va se déployer rapidement.

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Le ministre du Développement international et de la Francophonie, Christian Paradis, a annoncé qu’Ottawa accorderait cinq millions $ à «des organisations humanitaires expérimentées» qui viendront en aide aux populations touchées par le séisme.

Le tremblement de terre dans la vallée de Katmandou a laissé dans son sillage de grands besoins de logement, de nourriture et de matériel de premiers soins.