Montréal: fin de la divulgation de la preuve dans l’affaire des deux cégépiens accusés de terrorisme

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Sabrine Djermane et Mahdi El Jamali font face à quatre accusations liés à des activités terroristes.
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Sabrine Djermane et Mahdi El Jamali font face à quatre accusations liés à des activités terroristes.
Sabrine Djermane et Mahdi El Jamali font face à quatre accusations liés à des activités terroristes.

Dans l’affaire des deux étudiants du collège de Maisonneuve accusés de terrorisme, l’accusation a terminé de divulguer la preuve à la défense ce lundi 13 juillet dans l’affaire des deux étudiants du CÉGEP de Maisonneuve, El Mahdi Jamali, 18 ans, et Sabrine Djermane, 19 ans, accusés de terrorisme, mais elle-ci est frappée d’un interdit de publication.

Les accusés étaient absents ce matin, leur présence au tribunal n’étant pas requise à cette étape des procédures, mais devront être présents à la prochaine audience fixée au 15 septembre à laquelle les avocats des deux parties doivent revenir devant un juge pour préparer la tenue de l’enquête préliminaire.

Jamali et Djaermane avaient été arrêtés le 13 avril, placés en détention, puis été formellement inculpé le 20 avril d’activités liées au terrorisme,

Contrairement à plusieurs autres étudiants comme eux qui ont fait la manchette ces derniers mois, il ne s’agissait plus seulement de tenter de quitter le Canada pour participer à des activités terroristes à l’étranger, mais aussi de planification d’attentat ici même.

Le 20 avril, les deux jeunes ont plaidé non coupable aux accusations d’avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l’étranger, de possession d’une substance explosive, d’avoir facilité un acte terroriste, et d’avoir commis un acte au profit ou sous la direction d’un groupe terroriste.

Les deux accusés avaient plaidé non coupables, le 20 avril, aux accusations d’avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l’étranger, de possession d’une substance explosive dans un but criminel, d’avoir facilité un acte terroriste, et d’avoir commis un acte au profit ou sous la direction d’un groupe terroriste.

Comme on pouvait s’y attendre, la Couronne s’était opposée à leur libération en attendant leur procès, estimant qu’ils risquaient de s’enfuir et qu’ils représentaient un danger pour le public.

Mais la preuve présentée au cours de l’enquête avait elle aussi été frappée d’un interdit de publication à la demande de la défense, si bien que les les médias n’ont pas pu endévoiler la teneur.

Toujours est-il que Le 16 juin, après une enquête sur cautionnement qui s’était étirée sur quatre jours et quelques jours de délibéré le juge Robert Sansfaçon a décidé que Jamali et son amie de cœur Sabrine Djermane resteront derrière les barreaux jusqu’à leur procès.

Questionné à la sortie de la Cour, Me Charles Benmouyal, l’avocat de Sabrine Djermane, a déclaré pour sa part «On entend aller jusqu’au fond des choses […] ma cliente a l’intention de présenter une défense lorsque le temps sera venu».