Kandahar Journals: un regard de photojournaliste en Afghanistan (VIDÉO)

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Le photoreporter Louie Palu a passé beaucoup de temps en Afghanistan à prendre des photos, comme ici avec ce soldat afghan dans le district de Zhari, en 2007. (Louie Palu)
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Le documentaire «Kandahar Journals», du photojournaliste Louie Palu, a été diffusé jeudi soir en avant-première au Musée canadien de la guerre, à Ottawa, devant plusieurs centaines de personnes.

«C’est fantastique!», s’est exclamé l’Ombudsman des vétérans Guy Parent, qui assistait à la projection. «C’est très difficile d’avoir un docu qui montre vraiment la réalité, mais là, avec le récit des soldats, les écrits et le vécu du journaliste… c’est pas quelque chose de fabriqué, c’est du réel!», a-t-il dit à 45eNord.ca.

Dans le film, un photojournaliste témoigne des événements à l’origine de sa transformation psychologique survenue après qu’il a couvert les combats de première ligne à Kandahar, en Afghanistan, entre 2006 et 2010.

Les journaux personnels écrits par M. Palu à Kandahar forment l’épine dorsale du récit.

En avril 2006, Louie Palu était photojournaliste pour le Globe and Mail. Il est envoyé couvrir la guerre en Afghanistan.

Pour sa première visite à Kandahar, il a couvert un attentat-suicide, arrivant au pays en pleine explosion de violence échappant à tout contrôle. À ce moment-là, le photojournaliste ne se doutait pas qu’il passerait les cinq années suivantes à couvrir le conflit. Il commença alors à écrire une série de journaux témoignant de sa propre expérience et de sa perception de la guerre.

Pour Tony Battista, directeur-général de la Conférence des Associations de la Défense, «le film met bien en avant qu’au Canada on est pas normal. Pas normal dans le sens ou on est choyés et protégés, alors que ce n’est pas la norme dans bien des pays du monde».

Et certaines images peuvent choquer et choquent. Corps mutilés, déchiquetés, un son et une ambiance lourde, des prises de vues alternant entre photos capturant un instant bien précis et vidéos s’arrêtant sur de moment plus longs, «Kandahar Journals» n’épargne ni les yeux, ni les oreilles, ce qui, au final est une bonne chose car démontre clairement la réalité du terrain, ce qu’est la guerre, une guerre où «il n’y a pas de zone amie et de zone ennemie».