Le terrorisme n’a pas de frontières et la France frappera en Syrie annonce François Hollande

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Le président François Hollande a estimé lundi 14 septembre que la France devra étendre sa lutte à l'EI à la Syrie. Ici, un chasseur français de l'opération Chammal en Irak en août 2015. (Actualités opérations/Ministère français de la Défense)
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Le président François Hollande a estimé lundi 14 septembre que la France devra étendre sa lutte à l'EI à la Syrie. Ici, un chasseur français de l'opération Chammal en Irak en août 2015. (Actualités opérations/Ministère français de la Défense)
Le président François Hollande a estimé lundi 14 septembre que la France devra étendre sa lutte à l’EI à la Syrie. Ici, un chasseur français Mirage 2000 de l’opération Chammal en Irak en août 2015. (Actualités opérations/Ministère français de la Défense)

Le président François Hollande a estimé lundi que la France devra mener des frappes aériennes contre le groupe État islamique (EI) en Syrie.

« Nous avons annoncé des vols de reconnaissance permettant d’envisager des frappes si c’était nécessaire, et ce sera nécessaire en Syrie », a déclaré le président lors d’une conférence de presse commune avec son homologue du Nigeria Muhammadu Buhari, à Paris.

Il y a une semaine, le chef de l’État avait ordonné à l’armée française de mener des opérations aériennes de renseignement au-dessus de la Syrie comme elle le fait depuis un an en Irak.

« Selon les informations que nous recueillerons (…), nous serons prêts à faire des frappes » contre l’EI, avait-il ajouté, tout en excluant une intervention au sol.

De premiers vols de reconnaissance français au dessus de la Syrie ont eu lieu les 8 et 9 septembre 2015. Ici, le patrouilleur Atlantique 2 de l’Armée de l’air française. (Actualités opérations/Ministère français de la Défense)
De premiers vols de reconnaissance ont eu lieu mardi et mercredi derniers.

Jusqu’alors, la France s’était interdit d’intervenir militairement en Syrie au motif qu’elle craignait que cela ne serve les intérêts du président syrien Bachar Al-Assad dont Paris réclame le départ, le jugeant principal responsable de la guerre en cours dans son pays.

Le Parlement français doit débattre mardi, sans vote, de cet engagement militaire en Syrie.

Le président français a également comparé l’EI avec le groupe islamiste Boko Haram, actif dans le nord-est du Nigeria et les pays voisins.

« Boko Haram est lié nous le savons à Daech (acronyme arabe de l’EI) et donc reçoit des aides, des soutiens de ce groupe. Lutter contre Boko Haram c’est lutter contre Daech. Et nous ne pouvons plus distinguer le terrorisme selon les régions, c’est le même terrorisme, inspiré par les mêmes idéologie de mort », a-t-il déclaré.

« C’est la raison pour laquelle la France a déjà depuis longtemps – en intervenant au Mali, en soutenant les pays du lac Tchad – engagé le combat contre le terrorisme et contre Daech », a-t-il ajouté.

Une Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF), composée de troupes du Nigeria, du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Bénin, doit être déployée incessamment dans le nord-est du Nigeria.

La France, qui a déployé une forte présence militaire dans la capitale tchadienne, N’Djamena, pour effectuer des opérations contre les jihadistes dans la région du Sahel, apporte à Abuja une aide surtout axée sur les opérations de renseignement.


Point presse conjoint avec M. Muhammadu BUHARI… par elysee
Point presse conjoint avec M. Muhammadu BUHARI, Président de la République fédérale du Nigéria. (Service de presse de l’Élysée)