Vente de VBL à l’Arabie Saoudite: «des véhicules de transport» dit Harper

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VBL en tête, un convoi de véhicules avance prudemment dans les secteurs d'entraînement de Valcartier, lors de l'exercice CONVOI, le 28 août 2014. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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(Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Un VBL, lors de l’exercice LION MISTRAL, en juin 2014. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Attaqué il y a plusieurs jours lors du débat des chefs à Radio-Canada sur la vente de 14 milliards $ en équipement militaire à l’Arabie Saoudite, le Premier ministre sortant Stephen Harper avait déclaré que malgré les nombreuses atteintes aux Droits de l’Homme dans le pays, «nous devons avoir le commerce et nous devons créer des emplois pour nos travailleurs ici».

Lors d’une récente interview accordée à une radio de London, en Ontario, Stephen Harper en a remis une couche en déclarant que les véhicules vendus à l’Arabie Saoudite ne sont pas de l’armement.

«Soyons clairs que ce contrat n’est pas un contrat d’armement» a ainsi déclaré le chef conservateur. «C’est en fait pour des véhicules de transport militaires».

Or, la vente en question concerne des véhicules blindés légers de General Dynamics. Si les véhicules servent au transport de troupes, il est bien évidemment équipé de systèmes d’armes.

Selon Jane’s, l’Arabie saoudite a déjà une flotte de plus de 1.400 véhicules blindés légers achetés auprès de General Dynamics Land Systems – Canada. Ils ont été produits dans une variété de versions: certains sont conçus comme des ambulances blindées tandis que d’autres sont équipés de canons de 25 mm ou 90mm. D’autres versions ont des mortiers de 120 mm.

Les violations des droits humains du pays ont fait les manchettes ces derniers temps en raison de la décision saoudienne de décapiter, puis de crucifier un jeune homme qui protestait contre le gouvernement quand il avait 17 ans. Le Premier ministre britannique David Cameron a publié un plaidoyer dimanche, demandant au gouvernement saoudien ne pas procéder à cette exécution.

Les tribunaux saoudiens ont également confirmé la condamnation d’un blogueur pro-démocratie Raif Badawi à 10 ans de prison et 1.000 coups de fouet. Badawi, dont la famille s’est vu accorder l’asile au Canada, a été envoyé en prison l’an dernier pour avoir insulté l’islam.