Niger : plus de 150 écoles fermées à cause des attaques de Boko Haram

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L'armée affirme avoir sauvé 241 femmes et enfants de Boko Haram. (Defense HQ Nigeria)
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Après ces nouveaux attentats, l'armée nigériane a mis en garde Boko Haram et a invité ses combattants à se rendre, assurant que l'étau se resserrait autour des islamistes. (capture d'écran/45eNord.ca)
Boko Haram a encore frappé et plus de 150 écoles sont désormais fermées par précaution. (capture d’écran/45eNord.ca)

Plus de 150 écoles du Niger accueillant quelque 12.000 élèves sont fermées à cause des attaques meurtrières des islamistes de Boko Haram dans la région de Diffa, dans le sud-est du pays proche du Nigeria, a annoncé vendredi l’Onu.

« 151 écoles ont été fermées à cause de l’insécurité qui a engendré l’absence des maîtres et la psychose au sein des populations », selon un communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de Niamey.

Ces écoles qui totalisant 12.631 élèves sont pour la plupart situées dans des localités proches du lac Tchad et sur les bords de la Komadougou Yobé, une rivière qui marque la frontière entre le Niger et le Nigeria, indique l’agence onusienne.

« Les élèves se trouvent actuellement sur les sites des déplacés » dépourvus d’écoles, a-t-elle déploré.

Certains établissements ont fermé après les toutes premières attaques des islamistes en février 2015. D’autres plus récemment avec la recrudescence des attaques, a expliqué à l’AFP un responsable municipal local.

Le Niger et ses partenaires, dont l’Onu, ont élaboré un plan qui est censé permettre aux élèves déplacés « de reprendre les cours fin du mois de novembre » dans des endroits plus surs.

« Il s’agit de prendre en charge ces élèves dans les écoles les moins exposées pour les mettre à l’abri des agressions de Boko Haram », avait affirmé Brigi Rafini, le Premier ministre du Niger, lors d’une réunion fin octobre.

Depuis février, Boko Haram poursuit des attaques meurtrières dans la zone de Diffa, frontalière du fief des insurgés islamistes dans le nord-est du Nigeria, alors que l’armée peine à contenir les incursions du groupe.

« Le problème le plus important auquel nous avons affaire, c’est le contrôle de la zone frontière côté Nigeria », a déclaré fin octobre Hassoumi Massaoudou, le ministre nigérien de l’Intérieur, devant les députés.

« La menace persiste et elle a évolué vers la pose de mines, le harcèlement des troupes et les attaques-suicides avec utilisation de femmes » kamikazes, a commenté le député Maïdadji Issa à la télévision.