L’Irak salue l’annonce du retrait des troupes turques de son sol

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Un soldat turc porté disparu après un accrochage armé à la frontière avec la Syrie a probablement été pris en otage par le groupe djihadiste État islamique. (AFP/Archives/Bulent Kilic)
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Un soldat turc porté disparu après un accrochage armé à la frontière avec la Syrie a probablement été pris en otage par le groupe djihadiste État islamique. (AFP/Archives/Bulent Kilic)
Un soldat turc à la frontière avec la Syrie. (AFP/Archives/Bulent Kilic)

Bagdad a salué dimanche l’annonce du retrait des troupes turques de son sol tout en précisant que l’Irak poursuivrait ses efforts auprès des Nations unies jusqu’à ce que ce retrait soit pleinement achevé.

« Ce qui a été rapporté dans les médias va dans le bon sens », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Ibrahim al-Jaafari dans un communiqué diffusé par son cabinet.

Nous continuerons nos échanges avec le Conseil de sécurité (des Nations unies) « jusqu’à ce qu’un retrait total soit atteint », a-t-il ajouté.

La Turquie a annoncé samedi soir qu’elle « poursuivra » le retrait de ses troupes d’Irak, au lendemain d’un appel du président américain Barack Obama invitant Ankara à prendre des mesures afin d’apaiser les tensions entre les deux pays voisins.

« Prenant compte des sensibilités de la partie irakienne (…) la Turquie poursuivra (…) le retrait de ses troupes stationnées dans la province de Mossoul (nord) », a indiqué le ministère des Affaires étrangères turc.

La Turquie avait déployé en Irak il y a une dizaine de jours un contingent de 150 à 300 soldats et une vingtaine de véhicules blindés dans le camp de Bachiqa, dans le nord du pays.

Ankara a affirmé qu’il s’agissait simplement de renforts dépêchés pour assurer la protection des conseillers militaires turcs chargés d’entraîner des combattants irakiens dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique, qui contrôle notamment la grande ville de Mossoul. Mais Bagdad y a vu une incursion illégale, et a donc porté l’affaire aux Nations unies.

Lors d’un appel à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan vendredi, M. Obama a insisté sur la nécessité pour la Turquie de « respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Irak », selon un compte-rendu diffusé par la Maison Blanche.