Libye: l’opération Sophia «montre ses limites », «il faut agir vite », déclare Le Drian

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Le porte-aéronefs italien Cavour, qui participe à l'opération Euro Navfor Med, qui peut aussi compter sur 2 navires allemands et 1 britannique, ainsi que sur 5 aéronefs, 1 avion français, 1 luxembourgeois, 2 italiens, et 1 hélicoptère britannique. (Meretmarine)
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Le porte-aéronefs italien Cavour, qui participe à l'opération Euro Navfor Med, qui peut aussi compter sur 2 navires allemands et 1 britannique, ainsi que sur 5 aéronefs, 1 avion français, 1 luxembourgeois, 2 italiens, et 1 hélicoptère britannique. (Meretmarine)
Le porte-aéronefs italien Cavour, qui participe à l’opération Euro Navfor Med, qui peut aussi compter sur 2 navires allemands et 1 britannique, ainsi que sur 5 aéronefs, 1 avion français, 1 luxembourgeois, 2 italiens, et 1 hélicoptère britannique. (Meretmarine)

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a déclaré mercredi que l’opération militaire européenne Sophia contre les réseaux de passeurs en Méditerranée montrait ses « limites » et devait « évoluer rapidement » pour pouvoir intervenir dans les eaux territoriales libyenne.

« Nous devons travailler à faire évoluer rapidement l’opération NAVFOR MED Sophia, qui montre actuellement ses limites en agissant uniquement dans les eaux internationales », a-t-il dit lors de ses vœux aux armées.

« Il faut agir vite pour pouvoir intervenir, dès que ce sera possible, dans les eaux territoriales libyennes », a-t-il ajouté, de nouvelles traversées massives de migrants étant redoutées au printemps avec le retour à une mer plus clémente.

L’opération Sophia, lancée en juin 2015 et à laquelle contribuent 22 pays de l’UE, était dans un premier temps cantonnée à des missions de surveillance des réseaux opérant depuis les côtes libyennes.

Elle est passée début octobre à une phase plus offensive, lui permettant d’arraisonner les bateaux, de les fouiller et de les saisir, mais seulement dans les eaux internationales. Les passeurs repérés sont remis aux autorités italiennes.

En intervenant dans les eaux libyennes, avec l’accord d’un gouvernement libyen reconnu par tous, elle pourrait refouler les bateaux vers les côtes libyennes et lutter plus efficacement pour un démantèlement des réseaux à terre.

« En Libye, le chantier est vaste face aux errements des milices et des groupes radicaux qui doivent renoncer à la lutte armée pour accepter l’autorité du nouveau gouvernement d’union nationale », a dit Jean-Yves Le Drian.

Ce gouvernement a été formé mardi, un premier pas vers une stabilisation du pays, mais il doit être approuvé par le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale.

Il devra ensuite restaurer les institutions et la sécurité du pays, bousculées depuis la chute de Mouammar Khadafi en 2011 et la montée en puissance du groupe Etat islamique ces dernier mois sur les côtes.

La France s’est dite prête, avec d’autres pays européens, à contribuer au rétablissement de la sécurité en Libye si le gouvernement d’union nationale en faisait la demande.

En Libye le chantier est vaste face aux errements des milices et des groupes radicaux qui doivent renoncer à la lutte armée pour accepter l’autorité du nouveau gouvernement d’union nationale.