Paris et Washington réunissent des ministres de la Défense engagés contre l’EI

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Le ministre français de la Défense, Jean-Ybes Le Drian, avec les militaires de Sentinelle dans la station de RER Auber. (ministère français de la Défense)
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Le ministre français de la Défense, Jean-Ybes Le Drian, avec les militaires de Sentinelle dans la station de RER Auber. (ministère français de la Défense)
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, accueillera ses homologues de six pays pour une réunion sur la lutte contre l’EI. (ministère français de la Défense)

La France et les Etats-Unis organisent mercredi à Paris une réunion des ministres de la Défense de sept pays engagés contre le groupe Etat islamique, a indiqué mercredi le Pentagone.

Outre la France et les Etats-Unis, les ministres de la Défense de l’Australie, de l’Allemagne, de l’Italie, le Royaume-Uni et des Pays-Bas participeront à cette rencontre, a précisé le secrétaire à la Défense américain Ashton Carter dans un discours devant des militaires américains.

La rencontre aura lieu alors que les Etats-Unis, qui ont intensifié à l’automne leur effort contre le groupe Etat islamique, cherchent à convaincre leurs partenaires de la coalition de faire de même.

Les six pays présents avec les Etats-Unis à la réunion de Paris « jouent un rôle significatif à la fois dans les airs et au sol dans la campagne contre le groupe Etat islamique », a indiqué M. Carter, qui s’exprimait devant des militaires américains dans le Kentucky (centre-est).

« Nous devons intégrer toutes les capacités qu’ils peuvent apporter sur le terrain », a-t-il ajouté.

D’une manière générale, « beaucoup de pays contribuent déjà beaucoup à l’effort contre le groupe Etat islamique », et « beaucoup peuvent faire plus », a-t-il indiqué.

Les Américains ont intensifié à l’automne leurs efforts militaires contre le groupe Etat islamique, et notamment leurs bombardements aériens, avec d’autres pays comme la France.

Ils ont également envoyé à l’automne quelques dizaines de soldats des forces spéciales en Syrie pour faciliter les contacts avec les groupes armés locaux se battant contre l’EI.

Et ils ont déployé en Irak d’autres forces spéciales, une centaine d’hommes au total, visant notamment à capturer ou tuer des responsables jihadistes. Cette unité « est en place » et « se prépare à travailler avec les Irakiens », a annoncé M. Carter mercredi.

Selon le responsable américain, ces efforts commencent à porter leurs fruits.

Les forces spéciales déployées en Syrie ont noué des contacts avec de « nouveaux groupes qui partagent nos objectifs », et permis de trouver « de nouveaux objectifs » à frapper pour les avions de la coalition, a-t-il souligné.

L’objectif prioritaire de la coalition reste de déloger les jihadistes de leurs bastions de Raqa en Syrie et Mossoul en Irak, a également indiqué M. Carter.

« Nous commencerons par faire perdre à l’EI le contrôle de ces deux villes, et ensuite nous nous engagerons dans des opérations d’élimination sur les autres territoires » contrôlés par les jihadistes en Irak et en Syrie, a-t-il déclaré.

Mais « atteindre et reprendre Mossoul ne sera pas facile, et ne sera pas rapide », a ajouté M. Carter. « Il y aura beaucoup de confrontations d’ici là ».

Mossoul, la deuxième grande ville d’Irak dans le nord du pays, est aux mains du groupe Etat islamique depuis juin 2014.

Raqa (nord de la Syrie) a été conquise par les jihadistes en janvier 2014, et est devenu leur capitale de facto et une vitrine pour leur gestion des territoires conquis.