Accord sur la Syrie: il faut «un changement de comportement» de Damas et de la Russie, dit Londres

L'ex-ministre de la Défense Philip Hammond est nommé aux Affaires étrangères, photographié à Hampshire le 15 juillet 2014 (Carl Court/AFP)
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L'ex-ministre de la Défense Philip Hammond est nommé aux Affaires étrangères, photographié à Hampshire le 15 juillet 2014 (Carl Court/AFP)
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond. (Carl Court/AFP)

L’accord sur une cessation des hostilités en Syrie ne pourra être appliqué avec succès que s’il y a « un changement de comportement » du pouvoir de Damas et de la Russie, a déclaré vendredi la Grande-Bretagne.

Le communiqué du ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond a été publié peu après l’annonce que les principaux acteurs du dossier syrien étaient parvenus à Munich, dans le sud de l’Allemagne, à un accord pour « une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine », selon les termes du secrétaire d’État américain John Kerry.

Cet arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l’exception des « groupes terroristes Daech (acronyme du groupe État islamique en arabe) et Al-Nosra (Al-Qaïda) », a précisé M. Kerry.

Son homologue russe Sergueï Lavrov a déclaré que les modalités de mise en oeuvre de l’accord allaient être pilotées par les États-Unis et la Russie.

« S’il est appliqué complètement et de manière appropriée », l’accord « sera un important pas vers la fin des tueries et de la souffrance en Syrie », a déclaré M. Hammond dans son communiqué.

« Mais il ne réussira que s’il y a un important changement de comportement de la part du régime syrien et de ses soutiens », a-t-il estimé.

Il a en particulier ciblé la Russie, qui mène depuis la fin de septembre dernier des frappes aériennes en Syrie à la demande du président Bachar al-Assad.

Selon M. Hammond, la Russie, principal allié de Damas, « affirme bombarder les groupes terroristes mais bombarde régulièrement des groupes non-extrémistes et des civils ».

« Si cet accord doit fonctionner, ces bombardements doivent cesser: aucune cessation des hostilités ne durera si des groupes d’opposition modérés continuent à être bombardés », a déclaré le chef de la diplomatie britannique.

Sur Twitter, le représentant spécial de la Grande-Bretagne pour la Syrie, Gareth Bayley, a déclaré que l’accord conclu à Munich avait été « obtenu de haute lutte ».