Frontières canadiennes dans l’Arctique: mission scientifique canado-suédoise cet été

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Des scientifiques de la Commission géologique du Canada et du Service hydrographique du Canada monteront donc à bord NGCC Louis S. St-Laurent pour recueillir des données sur le fond marin du bassin eurasien qui se trouve du côté est de la dorsale Lomonosov, a annoncé le 24 juillet le ministre des Affaires étrangères Rob Nicholson.(Archives/Garde côtière canadienne)
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Des scientifiques de la Commission géologique du Canada et du Service hydrographique du Canada monteront donc à bord NGCC Louis S. St-Laurent pour recueillir des données sur le fond marin du bassin eurasien qui se trouve du côté est de la dorsale Lomonosov, a annoncé le 24 juillet le ministre des Affaires étrangères Rob Nicholson.(Archives/Garde côtière canadienne)
Les gardes-côtes canadiens déploieront le brise-glace Louis St-Laurent dans le cadre d’une mission scientifique canado-suédoise dans l’Arctique à l’été 2016 pour cartographier les fonds marins de cette région aux frontières encore disputées. (Archives/Garde côtière canadienne)

Le Canada et la Suède vont déployer cet été deux brises-glaces dans l’océan Arctique pour une mission scientifique conjointe destinée à cartographier les fonds marins de cette région aux frontières encore disputées, a annoncé Ottawa lundi.

Cette expédition polaire canado-suédoise, conduite du 5 août au 20 septembre, est le résultat de l’accord quinquennal de « coopération scientifique sur l’Arctique » conclu en décembre par les deux pays.

Les gardes-côtes canadiens déploieront le brise-glace Louis St-Laurent aux côtés du bâtiment suédois Oden, premier brise-glace non nucléaire à avoir atteint le Pôle Nord, en 1991.

Cette mission conjointe vise à « recueillir les données nécessaires à la préparation de la demande relative au plateau continental étendu dans l’océan Arctique que le Canada présentera à la Commission des limites du plateau continental » des Nations unies, a précisé le gouvernement de Justin Trudeau.

Les scientifiques suédois embarqués travailleront également avec leurs confrères canadiens à « des activités de recherche communes visant à accroître notre savoir collectif sur l’Arctique », a-t-il été précisé.

Depuis plusieurs années, la Russie, les États-Unis (avec l’Alaska), le Canada, la Norvège et le Danemark (avec le Groenland) revendiquent des frontières maritimes étendues dans l’océan Arctique, riche en ressources naturelles, en vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS).

Le Canada et la Russie se disputent la souveraineté du Pôle Nord. Fin 2013, le gouvernement canadien avait déposé aux Nations unies un dossier visant à prolonger les limites de son plateau continental au-delà de la Zone économique exclusive (ZEE) des 200 miles marins (321 km), dans le cadre de l’UNCLOS. Puis, sans explication, Ottawa avait mis en suspens sa demande afin de l’étayer davantage.

En août la Russie avait déposé une demande à l’ONU visant à mettre la main sur plus d’un million de kilomètres carrés dans l’Arctique supposés receler de vastes réserves d’hydrocarbures. Moscou a, parallèlement, rouvert des bases militaires isolées dans le grand Nord et, la semaine dernière, a lancé la construction d’un grand chantier naval afin de produire des supertankers et des plateformes flottantes pour l’exploitation des ressources de l’Arctique.