Face à Pyongyang ou Téhéran, le nouveau président américain veut plus d’armes anti-missiles

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Lancement d'un intercepteur anti-missile américain (Photo: Archives / USAF)
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Lancement d'un intercepteur anti-missile américain (Photo: USAF)
Lancement d’un intercepteur anti-missile américain (Photo: Archives / USAF)

Le nouveau président américain Donald Trump veut augmenter les capacités de la défense anti-missile américaine face aux menaces balistiques nord-coréenne et iranienne, selon des premières orientations rendues publiques par la Maison Blanche.

« Nous allons développer un système anti-missiles de pointe pour se protéger contre des attaques par missiles de pays comme l’Iran ou la Corée du Nord », indique la Maison Blanche sur la nouvelle page d’accueil de son site internet, sous l’en-tête « l’Amérique d’abord ».

Un intercepteur anti-missile américain en cours de fabrication (Photo: Archives / Orbital Sciences)
Un intercepteur anti-missile américain en cours de fabrication (Photo: Archives / Orbital Sciences)
« Nous allons reconstruire l’armée américaine », promet également la présidence Trump, qui veut « inverser la tendance » à la réduction du nombre d’avions et de navires militaires américains ces dernières décennies. « Nous ne pouvons laisser d’autres nations surpasser nos capacités militaires », indique le document publié par l’exécutif américain.

S’ils ne disposent pas du bouclier anti-missiles total dont avait rêvé l’ancien président républicain Ronald Reagan (1981-1989), les États-Unis disposent déjà d’un système capable d’intercepter au coup par coup des missiles balistiques intercontinentaux.

Ils disposent ainsi d’une quarantaine de missiles anti-missiles (intercepteurs), déployés dans des bases en Alaska et Californie, en théorie déjà capables d’intercepter des missiles balistique nord-coréens.

Selon Loren Thompson, un expert américain de l’armement, Donald Trump veut probablement « moderniser la technologie » de ces systèmes et augmenter leur nombre.

Un intercepteur anti-missile américain est mis en place à Fort-Greely, en Alaska (Photo: Orbital Sciences)
Un intercepteur anti-missile américain est mis en place à Fort-Greely, en Alaska (Photo: Archives / Orbital Sciences)
L’ex-président Obama, qui a quitté le pouvoir vendredi après deux mandats, avait déjà augmenté le nombre de ces intercepteurs, qui doit passer à 44 à la fin de l’année.

Les États-Unis redoutent de voir la Corée du Nord se doter de missiles intercontinentaux à tête nucléaire, capables de frapper leur territoire.

Le régime nord-coréen a fait d’importants progrès en ce sens depuis l’arrivée au pouvoir fin 2011 de Kim Jong-Un, et Pyongyang serait en train de préparer des essais de nouveaux missiles.

De son côté l’Iran a fortement développé ces dernières années son programme de missiles balistique et mené depuis un an plusieurs tests de missiles, dont certains ont une portée de 2.000 km.

Selon le document sur le site de la Maison Blanche, le président Trump veut également développer les capacités américaines en matière de guerre informatique. « Nous ferons une priorité du développement de capacités défensives et offensives » au sein du Cyber Command, le commandement américain qui regroupe les cyber-soldats du Pentagone.

Face à l’organisation djihadiste État islamique et les autres « groupes terroristes islamiques radicaux », le président Trump promet de mener des « opérations agressives avec la coalition » et de s’engager dans une « guerre informatique » contre les djihadistes, pour contrer leur recrutement et leur propagande.