Le chef du Pentagone James Mattis réaffirme l’importance de l’alliance avec le Japon

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Le secrétaire à la Défense Jim Mattis, à gauche, s'entretient avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, deuxième à droite, et le ministre japonais de la Défense Tomomi Inada, à droite, à Tokyo, le 3 février 2017. (Sgt. Amber I. Smith/DoD)
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Le secrétaire à la Défense Jim Mattis, à gauche, s’entretient avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, deuxième à droite, et le ministre japonais de la Défense Tomomi Inada, à droite, à Tokyo, le 3 février 2017. (Sgt. Amber I. Smith/DoD)

Le secrétaire américain à la Défense James Mattis a une nouvelle fois assuré samedi à Tokyo de la solidité de l’alliance militaire américano-japonaise, au cours d’une rencontre avec son homologue japonaise Tomomi Inada.

« Nous considérons notre alliance avec le Japon comme une pierre angulaire de la paix, la prospérité et la liberté dans la région Asie-Pacifique », a-t-il déclaré au deuxième jour de sa visite dans l’archipel.

Il s’est engagé à travailler « étroitement » avec la très conservatrice et nationaliste ministre japonaise de la Défense nommée l’été dernier.

Le nouveau secrétaire américain à la Défense avait assuré vendredi la Corée du Sud et le Japon de l’engagement total de Washington pour leur sécurité, promettant une réponse « écrasante » à une éventuelle attaque nucléaire nord-coréenne.

Le chef du Pentagone, premier haut responsable américain à effectuer une tournée à l’étranger depuis l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump s’était rendu jeudi et vendredi à Séoul. Dès son arrivée au Japon vendredi après-midi, il avait, lors de sa rencontre avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, témoigné du soutien entier de Washington.

« Nous sommes fermement, à 100%, à vos côtés et aux côtés du peuple japonais », avait déclaré le général américain à la retraite, réaffirmant la pérennité de l’Article 5 du Traité mutuel de défense qui engage Tokyo et Washington à repousser toute attaque sur le territoire japonais ou sous administration japonaise.

ARTICLE V- TREATY OF MUTUAL COOPERATION AND SECURITY BETWEEN JAPAN AND THE UNITED STATES OF AMERICA

Each Party recognizes that an armed attack against either Party in the territories under the administration of Japan would be dangerous to its own peace and safety and declares that it would act to meet the common danger in accordance with its constitutional provisions and processes. Any such armed attack and all measures taken as a result thereof shall be immediately reported to the Security Council of the United Nations in accordance with the provisions of Article 51 of the Charter. Such measures shall be terminated when the Security Council has taken the measures necessary to restore and maintain international peace and security.(Source:Ministry of Foreign affairs of Japan) 

Les deux alliés stratégiques des États-Unis en Asie avaient été troublés par les déclarations de campagne de Donald Trump semblant remettre en cause l’engagement militaire américain dans la région.

Pendant sa campagne, le candidat républicain avait dit envisager le retrait des soldats américains du sud de la péninsule coréenne et de l’archipel nippon à défaut d’une hausse significative de la contribution financière des deux pays. Il n’avait alors pas hésité à laisser entendre publiquement qu’il serait préférable que ces États se dotent de l’arme atomique, des propos qu’il nie désormais avoir tenus.

M. Mattis effectue depuis jeudi une tournée en Corée du Sud et au Japon destinée à rassurer ces deux alliés de Washington dans la région sur la solidité des alliances militaires qui les lient aux États-Unis.

Coïncidant avec la visite du secrétaire américain à la Défense James Mattis dans le Pacifique, le VAW-125 [Carrier Airborne Early Warning Squadron 125], équipé d’avions radars E-2 Hawkeye, est arrivé à la base aérienne des Marines Iwakuni, au Japon. Il remplacera le VAW-115 bord du porte-avions USS Ronald Reagan.(AFN Pacific)

L’Iran est «le plus grand État soutenant le terrorisme»

Par ailleurs, secrétaire américain à la Défense James Mattis a déclaré samedi à Tokyo que l’Iran était l’État apportant le plus important soutien au terrorisme, alors que le président américain Donald Trump a imposé vendredi des sanctions contre Téhéran.

« En ce qui concerne l’Iran, c’est le plus grand État soutenant le terrorisme au monde », a déclaré au cours d’une visite à Tokyo le chef du Pentagone tout en ajoutant qu’il ne voyait pas de nécessité actuellement de renforcer le nombre de militaires américains au Moyen-Orient.

« Et je pense qu’il est sage de s’assurer que l’Iran reconnaisse que ce qu’il fait attire l’attention de beaucoup de gens », a ajouté M. Mattis au cours d’un point de presse commun avec son homologue japonaise Tomomi Inada.

« Il n’est pas bon de l’ignorer. Il n’est pas bon de le nier mais en même temps je ne vois pas la nécessité d’accroître le nombre de soldats que nous avons au Moyen-Orient. Ce n’est pas dans les projets au moment présent. Nous avons toujours la capacité de le faire mais maintenant je ne pense pas que cela soit nécessaire », a-t-il déclaré en réponse à une question.

Le président américain Donald Trump a imposé vendredi des sanctions contre l’Iran et son programme de missiles balistiques, Téhéran prenant aussitôt des mesures de représailles en plein regain de tensions entre les deux adversaires historiques.

Donald Trump a ainsi mis à exécution ses menaces de durcir la position de Washington envers la République islamique, mais sans faire dérailler pour l’instant l’accord international sur le nucléaire iranien scellé en 2015 par son prédécesseur Barack Obama.

*Avec AFP