Macron annonce la libération d’un employé d’une minière canadienne enlevé en mars en RDC

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Le président Emmanuel Macron, le 27 mai 2017 au Stade de France à Saint-Denis, près de Paris. (AFP/Thomas SAMSON)
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Le président Emmanuel Macron, le 27 mai 2017 au Stade de France à Saint-Denis, près de Paris. (AFP/Thomas SAMSON)

Emmanuel Macron a annoncé dimanche en la saluant la libération d’un Français employé d’une minière canadienne qui avait été « enlevé le 1er mars dans l’est de la République démocratique du Congo » (RDC), dans un communiqué transmis par la présidence de la République.
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Mise à jour 28/05/2017 à 12h01

Selon le journaliste Michel Arsenault de RFI, après l’otages français, trois otages congolais ont aussi été libérés.

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Le chef de l’État a félicité l’ensemble des acteurs qui ont œuvré à sa libération, « en particulier les autorités de la République démocratique du Congo pour leur mobilisation et l’efficacité de leur action ». L’Élysée, interrogé par l’AFP, n’a pas fourni de précisions sur son identité, ni sur celle des ravisseurs.

Une source diplomatique a toutefois indiqué de son côté que l’otage libéré était un Français qui figurait parmi cinq employés de la société minière canadienne Banro enlevés dans l’est de la RDC, dont le ministère français des Affaires étrangères avait fait état le 2 mars.

Banro, inscrite aux bourses de Toronto et New York et dont le siège est au First Canadian Place à Toronto, exploite deux mines d’or, à Twangiza et Namoya, et mène des travaux d’exploration aurifère dans le pays.

Le 18 mai, la société minière canadienne Banro a également rapporté une série d’attaques contre la police et le personnel militaire dans les zones du village entourant la mine Namoya suivies de tentatives d’entrer dans le camp des mines Namoya par des assaillants armés qui ont été repoussés mais avaient fait trois morts, un assaillant, un policier et un militaire.

Par mesure de précaution, les ressortissants étrangers et le personnel local non essentiel ont dû quitter et les opérations minières ont été suspendus jusqu’au 25 mai alors que les étrangers et le personnel local non essentiel a commencé à revenir.

Il faudra plusieurs jours pour que tout le personnel soit de retour sur le site sur le site et quelques jours par la suite pour que les opérations revienne au niveau normal, a dit la société aurifère canadienne.

L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

Les enlèvements de travailleurs, d’humanitaires et d’autres Congolais sont fréquents dans la région.

Le 8 mai, un autre Français, travaillant pour une organisation américaine spécialisée dans le secteur de l’environnement avait été libéré trois jours après son enlèvement dans le secteur de Mwenga par des hommes armés appartenant à un groupe d’autodéfense dans l’est de la République démocratique du Congo.

Il avait été libéré « après des tractations avec ses ravisseurs et sans versement d’une caution », avait alors affirmé à l’AFP Dominique Bofondo, administrateur du territoire de Walungu dans le Sud-Kivu (Est).

Les enlèvements d’humanitaires et d’autres Congolais sont fréquents dans la région.

*Avec AFP