Corée du Nord: pas de traces de tortures sur l’étudiant américain décédé

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La Corée du Nord a contraint Otto Frederick Warmbier, un étudiant américain arrêté en Corée du Nord début janvier, a avoué publiquement avoir volé du matériel de propagande à la demande d'une Église méthodiste américaine et avec les encouragements d'une société universitaire secrète, a rapporté lundi la presse officielle nord-coréenne.(Compte Twitter/@PressTV)
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La Corée du Nord a contraint Otto Frederick Warmbier, un étudiant américain arrêté en Corée du Nord début janvier 2016, avait été contraint d’avouer publiquement avoir volé du matériel de propagande à la demande d’une Église méthodiste américaine et avec les encouragements d’une société universitaire secrète.(Compte Twitter/@PressTV)

Remis à jour 28/09/2017 à 11h49

L’étudiant américain Otto Warmbier, décédé en juin 2017 une semaine après son rapatriement de Corée du Nord dans le coma, ne présentait pas de signes évidents de torture, a indiqué mercredi une médecin légiste de l’Ohio.

Ces conclusions sont publiées au lendemain d’accusations de tortures lancées par le président Donald Trump et les parents d’Otto Warmbier contre Pyongyang. Le président américain a ainsi accusé la Corée du Nord d’avoir « torturé au-delà de l’imaginable ».

Le jeune homme de 22 ans, condamné à 15 ans de travaux forcés lors d’une visite touristique en Corée du Nord, a subi des « lésions au cerveau causées par le manque d’oxygène », selon Lakshmi Sammarco, la médecin légiste, qui n’a pas pu déterminer l’origine de ces lésions.

Les parents d’Otto Warmbier ont accusé mardi Pyongyang d’avoir « torturé et intentionnellement blessé » leur fils, qui présentait selon eux des signes de torture, y compris des dents qui semblaient avoir été « réarrangées » et des mains et des pieds déformés.

« Ils ont kidnappé Otto, ils l’ont torturé (…) Ce sont des terroristes », s’était exclamé Fred Warmbier, son père, sur la chaîne Fox News.

« Superbe interview sur Fox & Friends des parents d’Otto Warmbier: 1994-2017. Otto a été torturé au-delà de l’imaginable par la Corée du Nord », avait ensuite renchéri Donald Trump sur Twitter. Aucun responsable américain n’avait jusqu’ici accusé publiquement la Corée du Nord d’avoir torturé le jeune étudiant, arrêté à Pyongyang en janvier 2016.

Mais l’autopsie du corps d’Otto Warmbier menée par Lakshmi Sammarco, n’a pas révélé selon elle de preuve claire de torture physique, ni d’os ou de dents endommagées récemment.

« En fin de compte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivé », a-t-elle déclaré. « Nous ne saurons jamais, à moins que les personnes qui étaient là-bas disent: +C’est ce qui est arrivé à Otto+ ».

Le corps d’Otto Warmbier ne présentait que quelques cicatrices, toutes attribuables à des instruments médicaux, sauf une, a-t-elle précisé, ajoutant que les interventions télévisées de la famille Warmbier l’avaient incitée à révéler publiquement ses résultats.

« Ce sont des parents en deuil. Je ne peux pas vraiment faire des commentaires sur leurs perceptions », a-t-elle ajouté.

Condamné en 2016 par la justice nord-coréenne à 15 ans de travaux forcés pour le vol d’une affiche de propagande lors d’un voyage touristique, Otto Warmbier souffrait à son retour aux Etats-Unis, dans le coma, de graves lésions cérébrales qui résultent d’ordinaire d’un arrêt cardio-respiratoire, selon ses médecins. Les origines de son coma restent mystérieuses.

Pyongyang accuse Trump d’exploiter la mort de l’étudiant américain

La Corée du Nord a traité jeudi le président américain Donald Trump de « vieux fou » pour avoir accusé Pyongyang d’avoir torturé l’étudiant américain Otto Warmbier, mort en juin peu après son rapatriement de Corée du Nord dans le coma.

« Trump et sa clique, avec leur propagande anti-RPDC (acronyme officiel de la Corée du Nord), exploitent une nouvelle fois la mort d’Otto Warmbier », un étudiant américain condamné en 2016 à 15 ans de travaux forcés pour le vol d’une affiche de propagande lors d’un voyage touristique, a affirmé le ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle KCNA.

Les États-Unis « vont jusqu’à utiliser une personne morte pour leur campagne de conspiration pour alimenter la pression internationale sur la RPDC », ajoute le ministère.

« Le fait que le vieux fou de Trump et sa racaille calomnient la dignité sacrée de notre direction suprême en utilisant des données bidon (…) redouble la haine croissante de notre armée et de notre peuple à l’encontre des Etats-Unis et notre volonté de riposter de façon démultipliée », affirme-t-il encore.