Les Forces armées canadiennes reprennent certaines activités dans le nord de l’Irak

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Le brigadier-général Michel-Henri St-Louis, commandant de l’opération Impact, la contribution canadienne à la lutte contre l’État islamique en Irak et dans la région environnante, a déclaré que l’armée fait de nouveau voler des avions de transport à destination et en provenance de l’Irak pour y approvisionner les troupes.

Les Forces armées canadiennes ont également remplacé récemment certains de ses hélicoptères qui se trouvaient dans le pays et devaient être changés en raison de l’usure.

Le maintien des opérations aériennes permet à la Force opérationnelle interarmées-IMPACT de demeurer prête à continuer sa mission lorsque les conditions le permettront.

Et, même si la plupart des soldats canadiens demeurent en grande partie dans des bases irakiennes, où ils se trouvent depuis la suspension de leurs activités la semaine dernière, environ 200 des forces spéciales canadiennes dans le nord du pays ont recommencé à travailler, a confirmé le ministère de la Défense nationale.

Les Forces armées canadiennes reprennent ainsi certaines opérations en Irak après une suspension temporaire des activités la semaine dernière suite à l’élimination par les États-Unis du général iranien Qassem Soleimani alors qu’ils rendaient visite aux dirigeants irakiens, et en raison des inquiétudes suscitées par l’escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis, attisant les craintes d’une attaque iranienne.

L’Iran avait finalement riposté par «vengeance mesurée», attaquant à coup de missiles, sans toutefois faire de victimes, deux bases irakiennes abritant des soldats américains dont celle d’Erbil où se trouvaient aussi des Canadiens.

Le premier ministre Trudeau a d’ailleurs déploré que Washington n’ait pas daigné prévenir Ottawa avant le raid du 3 janvier qui allait forcément entraîner une riposte et qui mettait les troupes canadiennes présentes en Irak en danger.

De son côté, le Parlement irakien a demandé le 5 janvier au gouvernement, qui compte bien mettre en oeuvre cette résolution, de «mettre fin à la présence des troupes étrangères» en Irak, lors d’une séance extraordinaire en présence du premier ministre Adel Abdel Mahdi.

Mais la résolution vise en fait les forces américaines qui ont violé la souveraineté irakienne en éliminant le 3 janvier le général iranien Qassem Soleimani et qui, par contre, refusent de quitter l’Irak.

Cette semaine, le premier ministre canadien Justin Trudeau s’est depuis Ottawa entretenu au téléphone avec son homologue irakien Adel Abdel Mahdi de l’importance de poursuivre la lutte contre Daech et des rôles cruciaux de la coalition et de la mission de formation de l’OTAN en Irak afin de sauvegarder la paix et la stabilité en Irak et dans la région, rapporte le bureau du premier ministre canadien

Le premier ministre Abdel Mahdi a à cette occasion remercié le Canada pour sa contribution.

Par ailleurs, le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, a déclaré lors d’une visite à Bruxelles, où il a discuté de la situation en Irak et de la mission de l’OTAN en Irak, que le Canada, qui dirige aussi la mission de l’OTAN en Irak, est impatient de poursuivre le travail dans ce pays.