Table ronde des dirigeants de l’Équipe de la Défense sur la conduite haineuse

Table ronde des dirigeants de l’Équipe de la Défense sur la conduite haineuse le 23 janvier au Complexe Carling à Ottawa. [FAC]
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Hier, le chef d’état-major de la Défense, le général Jonathan Vance et la sous-ministre de la Défense, Mme Jody Thomas, ont coprésidé une table ronde des dirigeants de l’Équipe de la Défense sur la conduite haineuse au complexe Carling à Ottawa.

La conduite haineuse est un problème au sein des Forces armées canadiennes que ses dirigeants me cherchent pas à cacher.

«La conduite haineuse est incompatible avec nos valeurs et notre culture. On s’attend à une conduite irréprochable des membres des FAC car ils incarnent les valeurs canadiennes, dont le respect de la diversité, lorsqu’ils mènent leurs opérations au pays et à l’étranger.», ont rappelé les Forces armées canadiennes.

Cette table ronde a permis d’examiner et d’évaluer les initiatives, politiques et programmes actuels du ministère de la Défense et des Forces armées canadiennes visant à informer et à sensibiliser les membres des Forces armées, ainsi qu’à lutter contre la conduite haineuse.

L’objectif était de déterminer la marche à suivre dans le cadre d’une approche à long terme qu’adopteront le ministère et les Forces armées canadiennes pour mieux remédier à la conduite haineuse.

Alors que plusieurs cas ont été médiatisés récemment, les Forces armées canadiennes n’ont pas prévu jusqu’ici d’infraction spécifique pour conduite haineuse. Les Forces armées peuvent toutefois porter des accusations en vertu du Code de discipline ou en vertu du Code criminel, ce qui peut entraîner des sanctions sévères.

Il y aurait eu, selon une note interne obtenue par le réseau de langue anglaise de la télévision publique canadienne, plus de 50 cas de conduite présumée haineuse et extrémiste ( suprémacistes blancs, néonazis, racistes ou anti-LGBTQ) enregistrés entre 2013 et 2018, qu’il s’agisse de

Dans la plupart des cas, ce sont des mesures disciplinaires qui sont engagées que lorsqu’il existe des motifs suffisants et suffisamment de preuves pour justifier le dépôt d’une accusation en vertu du droit militaire ou pénal. Selon les Forces armées, peuvent avoir de graves répercussions sur la carrière. y compris la libération de l’armée.

Mais cela est-il suffisant, s’interrogent plusieurs Canadiens.

Contrairement à une Cour martiale , les mesures administratives militaires sont gardées confidentielles, l’effet de dénonciation et dissuasion sur les autres membres des FAC étant alors quasi nul.

« Si la chaîne de commandement essaie de dénoncer cette conduite, si elle essaie d’étendre les sanctions pour obtenir une dissuasion générale, cela ne peut pas être accompli par des mesures administratives », a déclaré Fowler. « Les mesures administratives ne sont pas des sanctions. »

Coïncidence, cette table ronde a eu lieu quelques jours après l’arrestation, aux États-Unis, de l’ancien réserviste des Forces canadiennes aux idées néo-nazies, Patrik Jordan Mathews qui avait fui le Canada et s’était réfugié illégalement aux États-Unis. Mathews s’est filmé en plaidant pour l’assassinat de personnes, l’empoisonnement de l’eau potable et le déraillement de trains, selon un procureur du Maryland.

Dans une demande sans précédent en août, Sajjan a demandé à l’ombudsman militaire du Canada d’enquêter sur le racisme dans les Forces armées.

En août dernier, suite à plusieurs incidents troublants qui lient des militaires à des groupes racistes, extrémistes ou haineux, et alors que plusieurs experts sonnent l’alarme, le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, avait demandé à l’ombudsman de la Défense et des Forces armées canadiennes de mener une enquête sur le racisme au sein des forces armées, notamment les liens qu’auraient tissés certains militaires avec l’extrême-droite suprémaciste blanche, alors que plusieurs experts sonnent l’alarme.