Alliés sur la Terre, alliés dans l’espace: réunion à Ottawa du «Combined space operations»

Les participants à la rencontre des représentants nationaux de l’initiative «Opérations spatiales interalliées» (Combined Space Operations - CSpO), les 11 et 12 février à Ottawa (Canada) photographiés au Willson House à Chelsea, dans l'outaouais québécois, près d'ottawa. [MDN] Photo: Cpl Desiree T. Bourdon, Royal Canadian Air Force Public Affairs Imagery FA01-2020-0002-001
Temps de lecture estimé : 3 minutes

Le Canada a été cette semaine l’hôte du conseil des responsables de l’Initiative d’opérations spatiales conjointes (CSpO) (Combined Space Operations – CSpO), rassemblant initialement les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, et la Nouvelle-Zélande pour travailler ensemble pour faire face aux menaces et aux intérêts communs dans l’espace et pour préserver l’accès au domaine spatial.

Groupe que la France et l’Allemagne ont rejoint en qualité d’observateurs en 2016, puis comme membres associés en 2017 et dont cette semaine la France, qui a signé la lettre d’adhésion à l’occasion de la réunion d’Ottawa, devient désormais membre de manière pleine et entière.

Le sous-ministre canadien adjoint (Politiques), M. Pete Hammerschmidt, a tenu les 11 et 12 février à Ottawa la réunion du conseil des responsables de la CSpO de concert avec le commandant de l’Aviation royale canadienne, le lieutenant‑général Al Meinzinger.

C’était la deuxième fois que le Canada était l’hôte de la réunion des représentants nationaux de l’initiative Le Canada avait accueilli la réunion du conseil des responsables de la CSpO en 2014, à Ottawa.

L’Initiative d’opérations spatiales conjointes a vocation à coordonner les efforts déployés par chacune des sept nations participantes dans le domaine de la défense spatiale. Elle cherche, en outre, à améliorer les capacités spatiales, qu’elles soient nationales ou collectives, et à faciliter les opérations spatiales combinées entre les participants.

Les Forces armées canadiennes et l’espace

Les Forces armées canadiennes (FAC) sont actives dans l’espace depuis les années 1960, y compris – et surtout – par l’entremise de NORAD, et elles travaillent en étroite collaboration avec l’United States Air Force et d’autres partenaires de défense spatiale sur diverses questions liées à l’espace. Par exemple, le satellite Sapphire des FAC, actuellement intégré au réseau de surveillance spatiale (SSN) américain, contribue à ce réseau depuis quelques années par l’entremise du Centre d’opération du système de détecteurs de North Bay. Aussi, au nom du commandant de la composante spatiale de la force interarmées (CCSFI) des FAC, la Cellule des opérations spatiales canadiennes (COSC) coordonne le soutien spatial (les effets spatiaux) pour les missions des FAC en collaboration avec d’autres cellules d’opérations spatiales nationales.

Comme toutes les autres forces militaires modernes, les Forces armées canadiennes dépendent des capacités spatiales qui sont indispensables à certaines composantes clés de leurs opérations, entre autres, les communications et la surveillance, mais, nous explique le ministère canadien de la Défense dans un courriel à 45eNord.ca, ces capacités sont de plus en plus vulnérables dans l’environnement spatial actuel, qui est devenu congestionné, contesté et compétitif.

Au cours des dix dernières années tout particulièrement, des adversaires potentiels ont conçu des technologies pouvant menacer nos capacités spatiales et notre accès continu au domaine spatial.

Aucun pays n’est en mesure de pleinement maintenir en puissance des opérations indépendantes dans le domaine spatial, affirme Ottawa. Comme il l’a énoncé dans sa politique de défense, le Canada souhaite donc collaborer avec ses principaux partenaires et alliés dans le but de renforcer les activités de dissuasion, d’optimiser les opérations spatiales, d’améliorer l’assurance de la mission et d’optimiser les ressources spatiales.

L’espace demeure une composante importante du contexte mondial de la sécurité, et les capacités spatiales sont indispensables aux activités quotidiennes des Canadiens et des Canadiennes.

Les discussions de cette année ont donc souligné de nouveau la nécessité de continuer à collaborer étroitement avec les alliés et les partenaires afin de renforcer les activités de dissuasion, d’améliorer la résilience des capacités spatiales et d’encourager les comportements responsables dans l’espace.