L’état-major vénézuélien réitère son soutien à Maduro après son inculpation aux É.-U.

L'amiral vénézuélien Remigio Ceballos. [Fuerza armada nacional bolivariana]
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Le chef des opérations de l’armée vénézuélienne a réaffirmé vendredi le soutien des forces armées, pièce maîtresse du pouvoir au Venezuela, au président socialiste Nicolas Maduro, inculpé de «narcoterrorisme» par la justice américaine.

«La Force armée nationale bolivarienne rejette catégoriquement les accusations extravagantes et extrémistes» visant Nicolas Maduro, a affirmé l’amiral Remigio Ceballos dans une déclaration lue sur la chaîne d’État VTV.

L’armée joue un rôle prépondérant dans le système chaviste. Tout comme son mentor, le défunt président Hugo Chavez (1999-2013), militaire de carrière, Nicolas Maduro s’appuie en grande partie sur elle pour gouverner. La compagnie pétrolière publique PDVSA est ainsi dirigée par un militaire, le général Manuel Quevedo.  

Selon le ministère de la Défense, l’armée vénézuélienne compte quelque 240 000 soldats.

Dans sa déclaration, l’amiral Ceballos a également jugé que l’inculpation de Nicolas Maduro et de plusieurs autres responsables vénézuéliens par la justice américaine visait à détourner l’attention de la «campagne électorale pour la réélection de Donald Trump qui va entrer dans l’histoire comme le plus néfaste et le plus irrationnel des présidents américains».

Jeudi, Bill Barr, procureur général de Donald Trump, a annoncé l’inculpation de Nicolas Maduro, mais aussi du ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, et d’autres responsables du chavisme. Ils sont accusés de s’être alliés avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), «dans un effort pour inonder les États-Unis de cocaïne».

Washington offre une prime pouvant atteindre 15 millions de dollars pour toute information qui permettrait d’arrêter le président socialiste, au pouvoir depuis 2013.

L’administration Trump accentue la pression sur Nicolas Maduro à coup de sanctions de plus en plus drastiques pour tenter de l’évincer. Elle reconnaît le chef de l’opposition Juan Guaidó comme président par intérim du Venezuela, tout comme une soixantaine d’autres pays.

Juan Guaidó juge que Nicolas Maduro «usurpe» la fonction depuis la présidentielle « frauduleuse » de 2018 qui lui a permis de se maintenir au pouvoir.

Le 30 avril 2019, Juan Guaidó avait, en vain, appelé les forces armées vénézuéliennes à se soulever contre Nicolas Maduro, qui jouit, lui, du soutien de la Russie, de la Chine et de Cuba.