Le gouvernement afghan libère 100 prisonniers talibans dans le cadre du processus de paix

Des militants talibans et des habitants du village d’Aligar, dans la province de Laghman, se sont réunis ce matin pour célébrer leur victoire sur les États-Unis et le traité de paix. Les talibans ont repris ce matin les hostilités contre le régime afghan en tuant trois civils dans l’Est du pays, mais ont promis de ne pas attaquer pas les forces étrangères.. [Archives/AFP]
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Le gouvernement afghan a libéré aujourd’hui mercredi 100 prisonniers talibans comme première étape d’un processus de paix avec les insurgés, malgré la suspension par les talibans des pourparlers sur un échange de prisonniers prévu, pourtant une condition pour engager des pourparlers destinés à mettre fin aux années de guerre.

Les divergences sur la question de la libération des prisonniers ont compliqué les tentatives des États-Unis de créer un accord de paix durable pour mettre fin à plus de 18 ans de conflit en Afghanistan.

« Le gouvernement de la République islamique d’Afghanistan a libéré aujourd’hui 100 prisonniers talibans en raison de leur état de santé, de l’âge et de la durée de leur peine restante, dans le cadre de nos efforts pour la paix », a déclaré Javid Faisal, porte-parole du Conseil de sécurité nationale afghan, qui négocie avec les talibans.

L’accord de Doha en février entre les États-Unis et les talibans, en vertu duquel les forces internationales dirigées par les États-Unis se retireront par étapes en échange de garanties de sécurité des talibans, est la meilleure chance de réduire la participation militaire américaine en Afghanistan.

Mais la paix dépend, elle, des pourparlers entre le gouvernement afghan soutenu par les États-Unis et les insurgés talibans. Un échange de prisonniers devait renforcer la confiance des deux parties pour ces pourparlers.

Malgré les revers de cette semaine sur la question de la libération de prisonniers, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré mardi que des progrès avaient été accomplis depuis sa visite à Kaboul le 23 mars et qu’il avait également rencontré des responsables talibans au Qatar pour aplanir les différences.