Le point de l’opération LASER dans le Nord québécois [PHOTOS]

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Des membres du 436 ET et du 2 Esc Mouv Air chargent des vivres, de l’équipement de protection personnel et d’autres fournitures à bord d’un CC-130J Hercules pour soutenir les Rangers canadiens dans le cadre de l’op LASER. [Twitter/@ForcesCanada].
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Remis à jour 22 avril,

Le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (2 GPRC) a été grandement mis à contribution dans le cadre de l’opération LASER, la réponse des Forces armées canadiennes (FAC) à une situation de pandémie.

Le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (2 GPRC) a mobilisé ses 14 patrouilles de Rangers canadiens au Nunavik depuis le 3 avril 2020 en réponse à une demande de la province de Québec.

Suite à une entente entre les gouvernements provincial et fédéral, le 2 GPRC a été mandaté pour assister la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik (RRSSSN), lequel relève du Ministère de la Santé et des services sociaux (MSSS) du Gouvernement du Québec. Ils assureront entre autre du soutien logistique pour des centres de dépistage, de l’aide aux personnes vulnérables et ils occuperont des programmes de sensibilisation et de prévention liés à la COVID-19.

Environ 90 Rangers du 2 GPRC ont été mobilisés. La moitié d’entre eux sont en disponibilité continue et l’autre moitié sur appel pour de courtes tâches et ce, tant que leurs présences seront requises et autorisées.

Depuis le début de la pandémie, une quinzaine de personnes ont été déclarées positives à la COVID-19 dans la région, essentiellement dans le village de Puvirnituq, rapportait le 22 avril le journal La Presse sous la plume de Philippe Tesceira-Lessard. Salluit a rapporté le premier cas de la région en mars, mais la personne malade est guérie et ne semble pas avoir transmis le virus à quiconque.

La propagation de la maladie inquiète les autorités de la santé locales, parce qu’elles ne disposent pas des ressources hospitalières du «sud» du Québec, souligne le quotidien montréalais. «Chaque évacuation aérienne est complexe, tributaire de la météo et pose un risque de contamination pour les professionnels qui accompagnent le malade. En plus, la pénurie de logements qui sévit oblige nombre d’Inuits à vivre en grande promiscuité, compliquant les isolements à la maison.»

C’est pourquoi depuis le début d’avril, la région s’est donc barricadée: les vols réguliers avec le reste de la province ont été interrompus, tout comme les vols entre les villages. De plus un couvre-feu a été imposé de 22 h à 6 h pour limiter la circulation entre les résidences et empêcher les réunions.

Après avoir surtout fait de la sensibilisation auprès de la population dans les 14 communautés nordiques du Nunavik en attendant l’arrivée du matériel, les Rangers, comme prévu, se sont affairés à monter de grandes tentes destinées à servir de cliniques temporaires, afin d’éviter de mêler patients infectés et patients non infectés.

À Salluit, l’installation était presque terminée mardi après-midi, indique le quotidien.

En outre, le 15 avril 2020, le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens a reçu un second mandat de soutien aux communautés, cette fois pour la région de la Basse-Côte-Nord au Québec.

Leurs tâches sont similaires à celles accomplies au Nunavik, soit du soutien logistique pour des centres de dépistage, de l’aide aux personnes vulnérables et ils occuperont des programmes de sensibilisation et de prévention liés à la COVID-19.

Et le 18 avril 2020, le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens a reçu un troisième mandat de soutien, cette fois pour les communautés de Nutashkuan et de Ekuanitshit au Québec.

Encore une fois, leurs tâches seront similaires à celles accomplies au Nunavik et en Basse-Côte-Nord, soit du soutien logistique pour des centres de dépistage, de l’aide aux personnes vulnérables et ils s’occuperont des programmes de sensibilisation et de prévention liés à la COVID-19.

Les Rangers canadiens sont des membres de la Force de réserve de l’Armée canadienne et assurent une présence militaire dans les régions éloignées, isolées et côtières du Nord et de la Côte-Nord du Québec pour les Forces armées canadiennes.

Le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens

Le 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (2e GPRC) relève du Secteur du Québec de la Force terrestre et couvre la province de Québec. Son quartier général est situé à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il est divisé en 27 patrouilles comprenant un total de 696 membres.

Les patrouilles du 2e Groupe sont principalement situées le long des côtes de la baie James, de la baie d’Hudson, du détroit d’Hudson et de la baie d’Ungava ainsi que la côte nord du golfe du Saint-Laurent.

Plusieurs membres du 2e GPRC sont des Inuits, des Innus ou des Cris ayant différentes langues maternelles telles que l’inuktitut, le montagnais, le cri, l’anglais et le français.