Les États-Unis mettent fin à leur relation avec l’OMS

0
37
Le logo de l'Organisaiton mondiale de la santé (OMS) à son quartier-général de Genève, le 9 mars 2020. [AFP]
Temps de lecture estimé : 2 minutes

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi mettre fin à la relation entre son pays et l’Organisation mondiale de la santé alors qu’il s’exprimait depuis la Maison Blanche à l’occasion d’une conférence de presse dédiée à la situation à Hong Kong.

Une nouvelle rupture est consommée pour Donald Trump. Après un bras de fer amorcé avec les réseaux sociaux, le président américain Donald Trump a annoncé vendredi 29 mai mettre fin à la relation entre son pays et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une de ses cibles privilégiées depuis le début de la pandémie de coronavirus. Le président américain s’exprimait depuis la Maison Blanche à l’occasion d’une allocution sur la situation à Hong Kong.

Donald Trump accuse notamment l’OMS d’être trop indulgente avec Pékin dans la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19. « La Chine a un contrôle total sur l’Organisation mondiale de la santé, même si elle ne paie que 40 millions de dollars par an, par rapport à ce que les États-Unis ont payé, qui représente environ 450 millions de dollars par an. Nous avons détaillé les réformes qu’elle doit faire et nous sommes engagés directement avec eux, mais ils ont refusé d’agir », a-t-il estimé.

« Parce qu’ils ont échoué à faire les réformes nécessaires et requises, nous allons mettre fin aujourd’hui à notre relation avec l’Organisation mondiale de la santé et rediriger ces fonds vers d’autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent », a déclaré le président des États-Unis.

Trump dénonce la «tragédie» de Honk Kong et restreint l’entrée d’étudiants chinois

Par ailleurs, Donald Trump a estimé vendredi que le comportement de la Chine vis-à-vis de Hong Kong était «une tragédie» pour le monde et annoncé des restrictions d’entrée sur le territoire américain pour les étudiants chinois.

Pékin «n’a pas tenu sa parole donnée au monde d’assurer l’autonomie de Hong Kong», a-t-il déclaré lors d’une brève déclaration depuis les jardins de la Maison-Blanche.

«C’est une tragédie pour le peuple de Hong Kong, pour la Chine, et pour le monde entier», a-t-il ajouté.

Les États-Unis dénoncent depuis plusieurs jours la loi controversée sur la sécurité nationale que Pékin veut imposer à Hong Kong. Ils estiment qu’il s’agit d’une manière déguisée de museler l’opposition hongkongaise et de rogner les libertés, ce que dément fermement la Chine.

Affichant sa volonté de mieux sécuriser «la recherche universitaire vitale pour le pays», M. Trump a annoncé la suspension de l’entrée de «certains ressortissants de la Chine que nous avons identifié comme potentiels risques à la sécurité».

Le président américain est cependant resté évasif sur la portée exacte de cette décision et sur le nombre d’étudiants qui pourraient être concernés.

Le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs annoncé qu’il lançait le processus d’élimination des exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de la révocation de son statut spécial.

«Cette décision aura un impact sur l’ensemble des accords que nous avons avec Hong Kong», a-t-il ajouté, évoquant en particulier le traité d’extradition.

La rétrocession de Hong Kong s’est faite au nom du principe «Un pays, deux systèmes» qui a permis au territoire de conserver des libertés inconnues en Chine continentale, en particulier une économie libre, une justice indépendante, la liberté d’expression et un Parlement partiellement élu au suffrage universel.

Ces dérogations ont amené nombre de pays, comme les États-Unis, à voter des lois les autorisant à traiter Hong Kong comme une entité commerciale distincte du régime autoritaire chinois.