Le Canada annonce une aide pour les personnes touchées par le conflit en Syrie

Des femmes et des enfants dans un camp de déplacés près de la ville de Hassaké dans le nord-est de la Syrie, le 17 février 2020. [AFP]
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La ministre du Développement international, Karina Gould, a participé aujourd’hui à la Conférence de Bruxelles sur l’aide à apporter pour l’avenir de la Syrie et des pays de la région. La Conférence était principalement axée sur les mesures d’intervention permettant de répondre aux besoins critiques de millions de personnes dans la région et sur l’appui à l’égard d’une résolution politique durable relativement à la guerre en Syrie.

Des millions de personnes continuent d’être touchées par la crise en Syrie et dans les pays voisins. Le Canada remercie le Liban, la Jordanie et l’Irak, ainsi que la Turquie et l’Égypte, pour le généreux soutien dont ils font preuve en accueillant un si grand nombre de réfugiés syriens. Le Canada s’engage à poursuivre sa collaboration avec la communauté internationale et les Syriens pour mettre fin au conflit grâce à une solution politique durable.

Dans le cadre de la Conférence de Bruxelles, la ministre Gould a fait une allocution dans laquelle elle a souligné la réponse du Canada à la situation en Syrie et dans la région. Le Canada s’est engagé à verser jusqu’à 3,5 milliards de dollars en financement pour la région entre 2016 à 2021, ce qui comprend des sommes importantes sous forme d’aide humanitaire, d’aide au développement et d’aide à la stabilisation. De ce total, le Canada accordera 339 millions de dollars à la Syrie, au Liban, à la Jordanie et à l’Irak pour 2020, et 281 millions de dollars pour 2021.

Citations

«Alors que la Syrie entre dans une 10e année de conflit, les millions de personnes marquées par la guerre continuent d’avoir besoin d’une aide urgente. Nous devons chercher de nouvelles voies pour trouver une solution politique juste et durable qui mettra fin à cette terrible catastrophe humanitaire. Avec le concours de la communauté internationale, le Canada continuera à privilégier cette approche.»

Karina Gould, ministre du Développement international

Faits en bref

  • En 2019, le Canada a annoncé le renouvellement, pour une période de 2 ans, de sa stratégie au Moyen-Orient.
  • Il s’agissait de la quatrième conférence de Bruxelles sur l’aide à apporter pour l’avenir de la Syrie et des pays de la région, et le Canada a participé à chacune d’entre elles. Il s’agit de la plus importante réunion de haut niveau de la communauté internationale pour tenter de trouver des solutions à la crise actuelle en Syrie.
  • La Conférence a permis de réaffirmer la solidarité entre la communauté internationale et les pays et les communautés qui accueillent des réfugiés syriens. Elle a également servi à reconnaître les défis auxquels les réfugiés sont confrontés, et plus particulièrement ceux des Syriennes.

Mais le régime Assad n’y voit qu’une ingérence dans les affaires syriennes

Mais le régime de Bachar al-Assad en Syrie a dénoncé mercredi une conférence internationale qui a permis de lever une aide de 6,9 milliards d’euros pour venir en aide à quelque 12 millions de Syriens, déplacés à l’intérieur du pays en guerre ou réfugiés dans des pays voisins.

«La conférence de Bruxelles et les positions des participants montrent que les États-Unis, l’Union européenne et les organisations qui en dépendent poursuivent leurs politiques hostiles vis-à-vis de la Syrie », a fustigé le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué.

«Nous dénonçons de telles conférences comme une ingérence flagrante dans les affaires internes syriennes», a-t-il ajouté dans ce communiqué relayé par l’agence de presse Sana.

Mardi, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a réclamé «un processus politique qui permette une Syrie pacifiée, démocratique et stable». L’avenir du peuple syrien «est toujours pris en otage et l’Europe ne peut pas détourner le regard.»

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, a fait plus de 380 000 morts et dévasté le pays.

Sans oublier l’aggravation de la crise économique, marquée par une dépréciation historique de la livre syrienne face au dollar sur le marché parallèle et une flambée des prix.

La situation risque d’empirer davantage avec l’adoption en juin des sanctions américaines prévues par la «loi César»: gel de l’aide à la reconstruction et des mesures contre des entités étrangères collaborant avec le régime Assad, y compris les entités russes ou iraniennes présentes en Syrie, ce qui est inédit.

Les puissances occidentales «qui entravent le processus de reconstruction et imposent des sanctions successives ne peuvent en aucun cas prétendre être préoccupées par (le sort) des Syriens», a soutenu le ministère syrien.

*Avec AFP

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