Attaque d’envergure contre une prison afghane, les talibans affirment ne pas être impliqués

Un homme transporte un blessé à la suite de l'explosion d'un véhicule survenue à Jalalabad. (AFP)
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Des hommes armés ont pris d’assaut une prison afghane dimanche soir à Jalalabad (est) après avoir fait exploser un véhicule, faisant au moins un mort, selon un responsable provincial qui a précisé que les combats étaient toujours en cours.

«Les assaillants […] ont d’abord fait exploser une voiture près du périmètre de sécurité de la prison», a raconté le porte-parole de la province de Nangarhar, dont Jalalabad est la capitale. Les insurgés talibans ont déclaré ne pas être responsables de cette attaque.

Cette attaque, dans laquelle les insurgés talibans ont nié toute responsabilité, vient briser un calme relatif à travers le pays, où aucun heurt n’avait été constaté depuis le début vendredi d’une trêve de trois jours décrétée par le gouvernement et les talibans à l’occasion des festivités musulmanes de l’Aïd al-Adha.

«Cette attaque n’est pas de notre fait. Nos moudjahidines ne sont pas encore autorisés à mener des attaques», a assuré à l’AFP Zabihullah Mujahid, un porte-parole des insurgés.

Selon Attaullah Khogyani, le porte-parole de la province de Nangarhar, dont Jalalabad est la capitale, « les assaillants […] ont d’abord fait exploser une voiture près du périmètre de sécurité de la prison».  

Un civil a été tué et 24 blessés ont été emmenés à l’hôpital provincial, a indiqué le porte-parole de l’établissement, Zaher Adel.

Des assaillants, déguisés en membres des forces de sécurité, sont entrés dans la prison, a expliqué à l’AFP un responsable sécuritaire sous couvert d’anonymat, ajoutant que «12 prisonniers ont été arrêtés par les forces de sécurité alors qu’ils tentaient de s’échapper».

Le respect, ces dernières 72 heures, de la trêve entre talibans et autorités afghanes, la troisième pause officielle seulement dans les combats en deux décennies de conflit, laissait espérer une avancée dans le timide processus de paix récemment entamé.

Le président Ashraf Ghani et les insurgés ont laissé entendre que des pourparlers entre gouvernement et talibans pourraient débuter après l’Aïd.