Liban: deux nouveaux mandats d’arrêt dans l’affaire de l’explosion

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Un silo à grains complètement détruit dans le port de Beyrouth après la violente explosion qui a secoué la capitale libanaise, le 6 août 2020. (AFP)
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Le juge libanais chargé de l’enquête sur l’explosion qui a ravagé le 4 août le port de Beyrouth et une partie de la capitale libanaise a émis vendredi deux nouveaux mandats d’arrêt, a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

« Le juge d’instruction, Fadi Sawan, a poursuivi ses investigations […] et émis aujourd’hui deux mandats d’arrêt », a précisé cette source.  

Selon l’agence nationale d’information, il s’agit de Hanna Fares, le directeur des douanes de Beyrouth, et de Nayla al-Hajj, ingénieure au sein d’une entreprise chargée des travaux d’entretien dans le hangar N°12, où s’est déclenchée l’explosion.  

La gigantesque déflagration qui a secoué la capitale libanaise, faisant au moins 181 morts et plus de 6500 blessés, avait été imputée par les autorités au stockage depuis six ans « sans mesures de précaution » de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium dans un entrepôt au port de Beyrouth.  

Les autorités enquêtent sur l’origine de la déflagration qui a dévasté des pans entiers de la capitale et laissé environ 300 000 personnes sans abri.  

Au total, six suspects, parmi 25 personnes poursuivies dans l’affaire, ont fait l’objet de mandats d’arrêt depuis le 4 août, parmi lesquels le directeur général du port, Hassan Koraytem, et le directeur général des douanes, Badri Daher.

Les autorités libanaises, accusées par beaucoup d’être responsables du drame de par leur corruption et négligence, ont rejeté l’idée d’une enquête internationale malgré les voix qui s’élèvent au Liban et à l’étranger en ce sens.

Des enquêteurs de la police fédérale américaine (FBI) sont toutefois arrivés au Liban à la demande des autorités libanaises pour les assister dans l’enquête. La France, qui compte deux ressortissants tués dans l’explosion, a ouvert sa propre enquête.