Assemblée générale de l’ONU: Trump renonce à être physiquement présent dans la salle

L'Assemblée générale de l'ONU, le 2 avril 2013 à New York. (Archives/AFP)
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Le président américain Donald Trump ne sera finalement pas présent à l’Assemblée générale de l’ONU prévue la semaine prochaine, contrairement à ce qu’il affirmait le mois dernier, a indiqué son chef de cabinet Mark Meadows aux journalistes à bord d’Air Force One, rapportent les médias américains.

Le président fait donc ainsi volte-face alors que, le mois dernier, il avait dit vouloir tenir son discours dans la salle de l’Assemblée générale à New York, même les dirigeants des autres pays ne seront pas physiquement présents pas en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

Les principales activités de la 75e session de l’Assemblée générale de l’ONU, avec des discours successifs de chefs d’État, se dérouleront en effet par visioconférence du 21 au 29 septembre.

Dans son discours mardi, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a mis en évidence comme objectifs cette année le combat global contre la pandémie de COVID-19 ainsi que « la paix et la sécurité, le désarmement, les droits de la personne, l’égalité des sexes et le développement durable ».

Face à une crise sanitaure sans précédent avec la barre d’un million de morts qui sera franchie dans les prochains jours, « la session de l’Assemblée générale de cette année ne ressemblera donc à aucune autre », a déclaré le secrétaire général.

La propagation du coronavirus a entraîné une prolifération mondiale de désinformation sur un futur vaccin, alimentant les hésitations et la méfiance ainsi que des théories du complot, déplore l’ONU. Des rapports alarmants font état de la réticence ou du refus de larges segments de la population à recevoir tout futur vaccin contre la Covid-19.

« Pour qu’un vaccin fonctionne, les gens du monde entier doivent être prêts à le prendre », a souligné le Antonio Guterres. « Face à cette maladie mortelle, nous devons faire tout notre possible pour mettre un terme à la désinformation mortelle ».

Pour le chef de l’ONU, la crise de la Covid-19 n’a pas relégué au second plan l’éradication de la pauvreté, la réalisation des objectifs de développement durable, ou l’action pour le climat, bien au contraire. « Nous devons également faire beaucoup plus pour lutter contre les fragilités mondiales que le virus a exposées », a-t-il ajouté, rappelant qu’une reconstruction post-Covid doit indiscutablement prendre en compte ces autres urgences et qu’elle requiert en ces temps difficiles pour tous « un multilatéralisme efficace ».