Attaque au hachoir à Paris: l’assaillant a reconnu les faits

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L’auteur de l'attaque au hachoir du 25 septembre pensait s’attaquer au siège de Charlie Hebdo, ne sachant pas que le journal satirique a déménagé ses bureaux depuis cinq ans pour une adresse tenue secrète. (Google Maps)
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Le principal suspect de l’attaque qui a fait deux blessés, vendredi à Paris, près des anciens locaux de Charlie Hebdo« a reconnu la matérialité des faits », a indiqué mardi 29 septembre Jean-François Ricard, procureur de la République antiterroriste.

Le jeune homme accusé d’avoir grièvement blessé au hachoir deux personnes vendredi à Paris en pensant s’en prendre à l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, et qui prétendait s’appeler Hassan Ali et être âgé de 18 ans, a reconnu avoir menti sur son identité et son âge.

Interpellé place de la Bastille après les faits, le suspect a passé 96 heures en garde à vue entre les mains des enquêteurs de la brigade criminelle et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il y a a été confronté à une photo d’un passeport pakistanais retrouvée dans son téléphone et a finalement reconnu s’appeler Zaheer Hassan Mahmoud et être âgé de 25 ans.

En conférence de presse aujourd’hui, le procureur a annoncé que Zaheer Hassan Mahmoud, allait être poursuivi «tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste à caractère criminel».

Son acte était prémédité: il avait procédé à des repérages avant l’attaque, il avait acheté le matin-même le hachoir, un marteau et du white spirit, car son «projet initial était d’entrer dans les locaux du journal, si nécessaire à l’aide du marteau, et de les incendier», a déclaré Jean-François Ricard.

Il est passé à l’action vendredi en fin de matinée, s’en prenant à deux salariés de l’agence de presse Premières Lignes, en pause cigarette devant leur immeuble situé au 10, rue Nicolas Appert (XIe arrondissement), qui abritait autrefois les locaux de Charlie Hebdo, ne sachant pas que le journal satirique a déménagé ses bureaux depuis cinq ans pour une adresse tenue secrète, qui fait en outre l’objet «d’une sécurisation renforcée avec garde statique depuis le début de l’ouverture du procès» des attentats de janvier 2015 début septembre.

«En arrivant devant la rue, et en apercevant les victimes, il a pensé que ces dernières travaillaient pour (Charlie Hebdo) et a décidé de les attaquer […] subitement », a indiqué le procureur.

L’employé de Premières Lignes est «toujours hospitalisé dans un état très grave» avec plusieurs fractures du crâne, tandis que la femme a eu «plusieurs plaies et fractures au visage».