Abou Muhsin al-Masri, le numéro deux d’Al-Qaïda, tué par le renseignement afghan

Husam Abd-al-Rauf, alias Abu Muhsin al-Masri, un haut dirigeant d’Al-Qaïda, a été tué lors d'une opération du NDS, les services de renseignement afghans, à Ghazni où il vivait sous protection des talibans. Il était proche d'Al-Zawhiri et a soutenu les talibans pendant des années. (NDS)
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Ce samedi 25 octobre, la Direction nationale de la sécurité (NDS, les services de renseignement afghans) a annoncé sur Twitter la mort d’Abd-al-Rauf, alias Abou Muhsin al-Masri, un Égyptien considéré comme le numéro deux d’Al-Qaïda dans le sous-continent indien.

«Al-Masri a été tué dans une opération du NDS réalisée dans le district d’Andar de la province de Ghazni» (est), a déclaré aux médias un membre du NDS, sous couvert d’anonymat. «L’un de ses assistants qui est en contact avec les talibans a été arrêté», a-t-il poursuivi.

Le nom d’Al-Masri figure sur la liste des terroristes les plus recherchés du FBI américain.

Un mandat d’arrêt à son nom avait été émis par les États-Unis en décembre 2018 après son inculpation pour fourniture de soutien et de ressources à une organisation terroriste étrangère et pour complot en vue de tuer des citoyens américains, selon le FBI.

Selon le NDS, les services de renseignement afghans Abou Muhsin al-Masri, 62 ans, qui était proche d’Al-Zawhiri et a soutenu les talibans pendant des années, vivait sous protection des talibans à Ghazni où, samedi matin, au moins neuf personnes, dont huit civils, ont été tuées dans deux attentats à la bombe en bordure de route.

L’opération contre Al-Masri intervient alors que des pourparlers de paix sont en cours au Qatar entre le gouvernement afghan et les talibans.

Ces négociations ont été organisées après un accord conclu en février dernier entre les talibans et les États-Unis, dans le cadre duquel les miliciens islamistes afghans se sont engagés à ne pas permettre à des extrémistes étrangers d’être présents sur le territoire de l’Afghanistan.

Le fait que les talibans, à l’époque où ils gouvernaient l’Afghanistan, hébergeaient Al-Qaïda en territoire afghan a été la raison de l’intervention d’une coalition internationale menée par les États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001.

Par contre, pour ce qui est de l’État islamique, les talibans se sont toutefois violemment opposés au groupe armé dans l’est de l’Afghanistan, dont l’EI avait fait son principal sanctuaire, et où le groupe extrémiste aurait été battu, selon le gouvernement afghan.