Azerbaïdjan: l’ambassade américaine met en garde contre des menaces d’attentats et d’enlèvements

Les frappes de l'Azerbaïdjan sur Stepanakert, la capitale du Karabakh. (Twitter/@Artak_Beglaryan)
Temps de lecture estimé : < 1 minute

L’ambassade des États-Unis en Azerbaïdjan dit avoir reçu des informations crédibles faisant état d’attaques terroristes et d’enlèvements potentiels contre des citoyens américains et des ressortissants étrangers à Bakou, y compris contre des hôtels tels que le J.W. Marriott Absheron, ainsi que potentiellement d’autres endroits à Bakou.

Elle invite donc dans une alerte sur son site et ses comptes Twitter et Facebook les citoyens américains à faire preuve d’une plus grande prudence dans les endroits où des Américains ou des étrangers peuvent se rassembler.

Cet avertissement intervient au lendemain d’un message similaire en Turquie, où la diplomatie américaine a fait état de menaces « crédibles » d’attentats ou d’enlèvements visant des Américains à Istanbul ou dans d’autres localités.

L’implication dans le conflit au Nagorny Karabakh qui, non seulement soutient Azerbaïdjan, mais alimente le conflit, soulève l’inquiétude de plusieurs pays occidentaux.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a pour sa part reçu vendredi, séparément, ses homologues d’Arménie et d’Azerbaïdjan, qu’il a exhortés à «mettre fin aux violences et (à) protéger les civils». Quelques auparavant, le secrétaire américain avait dit espérer que l’Arménie puisse «se défendre» face à l’Azerbaïdjan, semblant apporter un soutien à l’un des deux camps en conflit.

Lors de sa visite à Washington, le ministre arménien, Zohrab Mnatsakanian, a accusé la Turquie d’être impliquée directement dans le conflit «avec du soutien technique militaire» et «l’envoi de terroristes militaires de la région», des accusations déjà portées par le premier ministre arménien Nikol Pachinian et par le président arménien Armen Sarkissian.

Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir visé la population civile depuis le début des hostilités, le 27 septembre, dans cette région montagneuse de l’Azerbaïdjan contrôlée par des séparatistes arméniens soutenus par Erevan.