Biélorussie: Loukachenko remanie la direction des forces de l’ordre

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Le président du Bélarus, Alexandre Loukashenko, présente au personnel du ministère de l'Intérieur le nouveau ministre des Affaires intérieures Ivan Kubrakov et le chef du département de police de la ville de Minsk, Mikhail Grib. (Belta)
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Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a rencontré vendredi deux nouveaux hauts responsables des forces de l’ordre, après une série de nominations dénoncées par l’opposition comme «un affaiblissement du pouvoir».

Le président biélorusse contesté Alexandre Loukachenko remanie la direction des forces de l’ordre. Après quasiment trois mois de manifestations contre sa réélection jugée frauduleuse, Loukachenko a limogé jeudi son ministre de l’Intérieur, Iouri Karaïev, sanctionné par l’Union européenne pour son rôle dans les violences contre les manifestants, et nommé à sa place Ivan Koubrakov, qui dirigeait auparavant la police de Minsk, ce dernier étant remplacé à ce poste par Mikhaïl Grib.

Iouri Karaïev et deux autres hauts responsables des services de sécurité ont été nommés conseillers du président dans la région de Grodno, celle de Brest et à Minsk, des endroits «particulièrement dangereux», selon Loukachenko, et marqués ces dernières semaines par une forte mobilisation contre le pouvoir.

La veille, Alexandre Loukachenko avait proposé la création de groupes d’anciens militaires et de policiers équipés d’armes pour assurer l’ordre.

Selon l’agence officielle biélorusse Belta, Alexandre Loukachenko a rencontré son nouveau ministre de l’Intérieur et le nouveau chef de la police de Minsk vendredi en soulignant que de leur travail «efficace» dépendent «comme jamais, la stabilité et le bien-être» du pays.

Ces changements au sein de l’appareil sécuritaire interviennent alors que l’opposition a appelé lundi à une grève nationale pour faire plier le pouvoir.  

Les autorités biélorusses ont par ailleurs fermé jeudi leurs frontières terrestres avec leurs voisins, excepté la Russie, évoquant des raisons sanitaires liées au coronavirus. «Le régime se décompose de l’intérieur. La fermeture des frontières et ces nouvelles nominations sont un signe d’un affaiblissement de son pouvoir», a estimé Svetlana Tikhanovskaïa, la principale opposante biélorusse en exil.«Il prend des décisions incohérentes car il panique», a-t-elle affirmé, dans un communiqué sur la messagerie Telegram.

Jusqu’à présent, si le mouvement de contestation n’a pas débouché sur une paralysie de l’économie, en grande partie contrôlée par l’État, les manifestations réunissant des milliers de citoyens n’ont pas cessé malgré la répression par les forces de l’ordre..