Stepanakert, principale ville du Karabakh, «frappée» par l’Azerbaïdjan

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Stepanakert est la capitale et, avec une population de plus de 55 000 habitants, la plus grande ville de la république (autoproclamée) du Haut-Karabagh. (Wikipédia)
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La principale ville du territoire séparatiste du Nagorny Karabakh, Stepanakert, a été «frappée» vendredi par les forces azerbaïdjanaises, a indiqué le ministère arménien de la Défense, faisant état de «nombreux blessés».


Mise à jour 02/10/2020, 17h38

Les combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais pour le Nagorny Karabakh faisaient toujours rage vendredi, de nouvelles frappes azerbaïdjanaises ayant touché la principale ville de la région séparatiste et Bakou répétant sa détermination, même si Erevan a entrouvert la porte d’une médiation.

Alors que la France a accusé la Turquie d’envenimer la situation en envoyant, selon elle, des «djihadistes» de Syrie pour combattre avec les Azerbaïdjanais, accusations démenties par Bakou et qu’Ankara n’a pas officiellement commentées, Vladimir Poutine, sans accuser directement la Turquie, a exprimé pour la première fois sa «profonde préoccupation» quant à leur présence supposée au Karabakh, lors d’un entretien avec le premier ministre arménien Nikol Pachinian.


«Il y a de nombreux blessés au sein de la population civile, l’infrastructure civile est endommagée», a indiqué sur sa page Facebook un représentant du ministère, Artsroun Ovannissian, sans plus de précisions sur la nature des frappes et des dégâts.  

Ստեփանակերտում կան քաղաքացիական ենթակառուցվածքների բազում վնասվածքներ, վիրավորներ։ Տուժել է փրկարար ծառայությունը։

Publiée par Արծրուն Հովհաննիսյան sur Vendredi 2 octobre 2020

Les combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais sur le front du Nagorny Karabakh faisaient rage vendredi pour le sixième jour d’affilée, les deux camps s’accusant d’avoir provoqué les hostilités.

Selon les bilans très partiels communiqués depuis dimanche, 190 personnes sont mortes : 158 soldats séparatistes, 13 civils arméniens, et 19 civils azerbaïdjanais. Bakou n’a toujours pas communiqué de pertes militaires.

Mais le bilan pourrait être bien plus lourd, l’Arménie affirmant que 1280 soldats azerbaïdjanais sont morts, quand Bakou assure avoir tué au moins 1900 militaires adverses.

Le Nagorny Karabakh, en majorité peuplé d’Arméniens, a fait sécession de l’Azerbaïdjan, entraînant une guerre au début des années 90 qui avait fait 30 000 morts. Le front était quasi gelé depuis, malgré des heurts réguliers, notamment en 2016.

*Avec AFP