Le retour des États-Unis sur la scène internationale avec Joe Biden: après l’Europe et l’Asie, l’Afrique

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa
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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa et le président élu américain Joe Biden entendent renforcer les relations entre les États-Unis et le continent africain, a indiqué mercredi la présidence sud-africaine à Johannesbourg après un échange téléphonique entre les deux hommes.

Le président Ramaphosa a eu un appel avec le président élu américain Joe Biden le mardi soir 17 novembre 2020, au cours duquel les dirigeants ont discuté des moyens de renforcer les relations entre les États-Unis et l’Afrique et de surmonter la pandémie COVID-19, indique la présidence sud-africaine.

«Le président Cyril Ramaphosa espère un partenariat solide entre les États-Unis et le continent africain pour promouvoir la paix et la stabilité dans les relations internationales et faire progresser le multilatéralisme», indique dès la première phrase le compte-rendu du bureau du président Ramaphosa.

Le président élu Biden et le vice-président élu Kamala Harris ont identifié l’Afrique comme un acteur majeur des affaires internationales et de l’avancement du multilatéralisme, poursuit le compte-rendu.

Toujours selon le compte-rendu, les deux dirigeants ont rappelé la visite en Afrique du Sud du président élu Biden pendant les jours sombres de l’apartheid, «où M. Biden a démontré son engagement en faveur des droits de l’homme et de la dignité de tous les Sud-Africains». Le président américain élu a pour sa part exprimé son admiration pour ce que l’Afrique du Sud démocratique a accompli.

Le président Ramaphosa a déclaré qu’il attendait avec intérêt un partenariat solide au niveau bilatéral et entre les États-Unis et le continent africain et souhaité bonne chance au président élu Biden et à la vice-présidente élue Kamala Harris pour leur mandat.

Trump, qui reste président jusqu’à l’intronisation de son successeur, le 20 janvier 2021, n’a pas la cote en Afrique.

Moins d’un an après sa prise de fonction, il avait évoqué le système de soins de la « Nambie », au lieu de prononcer « Namibie », lors d’un discours aux Nations unies et, quelques mois plus tard, il avait qualifié Haïti et des pays africains de «pays de merde» [«shitholes»] lors d’une réunion à la Maison-Blanche, provoquant un tollé mondial.